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	<title>Geoffroy Gross &#187; textes</title>
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		<title>franckDavid, &#171;&#160;Quelque chose de la vie&#8230;&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sun, 02 May 2021 13:20:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quelque chose de la vie, peu importe sa taille, sa texture, sa couleur.. ça débordera de toute façon. Une exposition monographique en trois langues de nina Childress, geoffroy Gross et thomas Jocher avec pour traducteur franckDavid à LAGE EGAL [HB55 Kunstfabrik], Herzbergstrasse 55 – Aufgang A, 1. OG, 10365 Berlin-Lichtenberg du 14 au 30 septembre [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><br/><strong>Quelque chose de la vie, peu importe sa taille, sa texture, sa couleur.. ça débordera de toute façon.</strong><br/></p>
<p>Une exposition monographique en trois langues de nina Childress, geoffroy Gross et thomas Jocher<br />
avec pour traducteur franckDavid à LAGE EGAL [HB55 Kunstfabrik], Herzbergstrasse 55 – Aufgang A, 1. OG, 10365 Berlin-Lichtenberg du 14 au 30 septembre 2018. vernissage le jeudi 13 septembre de 17 à 21h.</p>
<p>http://ninachildress.com</p>
<p>www.geoffroygross.fr</p>
<p>http://thomasjocher.com</p>
<p>http://franckdavid.net</p>
<p>Reprise.<br />
Une exposition monographique qui n&rsquo;est pas celle d&rsquo;une personne, qui n&rsquo;est pas non plus celle d&rsquo;un collectif ou d&rsquo;un groupe, alors de quoi parle-t&rsquo;on  ?<br />
C&rsquo;est bien là le sujet, un peu de quoi mais surtout de comment le parle-t&rsquo;on..</p>
<p>La reprise au sens musical, ou cover en anglais, couverture  : produire une interprétation d&rsquo;un existant que ce soit une musique, une pièce de théâtre, de danse, une peinture..<br />
Ici le réel, un environnement pour les souvenirs où le corps de chacun peut se loger.</p>
<p>L&rsquo;image d&rsquo;images, l&rsquo;ambiance d&rsquo;ambiances<br />
/ Atmosphère  ! Atmosphère  ! Est-ce que j&rsquo;ai une gueule d&rsquo;atmosphère  ?! /<br />
un malentendu peut-être, ou un sous-titrage ?<br />
l&rsquo;image de l&rsquo;échelle 1<br />
si le réel se vit à échelle 1, à n&rsquo;en pas douter l&rsquo;image du réel produite par ces trois là, l&rsquo;est aussi.<br />
Les preuves du réel sont à chercher dans notre mémoire qui oscille entre le regard posé sur l&rsquo;image produite et non reproduite &#8211; même si pour tous les trois c&rsquo;est un des moyens utilisés &#8211; et l&rsquo;idée qu&rsquo;on en garde.<br />
Le regard comme mode d&rsquo;habitation du réel est bel et bien la clé d&rsquo;une production où viendraient s&rsquo;écraser nos corps de spectateurs et ceux de ces trois artistes.<br />
Les présentations sont faites la conversation peut démarrer.</p>
<p>La seule extériorité du tableau au moment de son regard est l&rsquo;espace qui l&rsquo;accueille, or donc la seule extériorité à l&rsquo;image du tableau n&rsquo;est pas le réel lui-même mais bien la mémoire de l&rsquo;expérience qu&rsquo;on en a fait.<br />
une approche documentaire quant aux matériaux employés pour produire les œuvres, mais contredite par l&rsquo;usage indiciel des signes représentés.<br />
Que reste-t&rsquo;il des documents sources ? qu&rsquo;ils soient photographiques chez Childress et Jocher ou préparatoires voire qu&rsquo;ils en soient le motif  lui-même chez Gross, dans le cas des portraits de papier ou des nouvelles grises. Une perte certaine d&rsquo;un ensemble de signes dans les images, qui nous conduit à la phase essorage d&rsquo;un programme de domesticité.<br />
Par l&rsquo;opération de condensation qu&rsquo;ils font sur la représentation d&rsquo;éléments choisis, ces trois-là engagent simplement une restauration du réel, dans ce qu&rsquo;il contient de promesses agissantes, soit le caractère ontologiquement politique de la vie.<br />
Tout est affaire d&rsquo;ambition.</p>
<p>Si les modes d&rsquo;appropriation du réel restent communs aux trois par les outils employés (duplication, séquençage, symétrie, recouvrement, agrandissement..), les résultats restent cependant très différents évoquant à eux trois des états saisis de la vie selon un développement chronologique chez l&rsquo;humain  ; opposition simultanément vigoureuse et lymphatique communément nommée l&rsquo;adolescence, force d&rsquo;achat et les pleins pouvoirs.<br />
Ces évocations n&rsquo;ont aucun caractère synthétique du travail et toute ressemblance avec des personnes existantes serait fortuite.</p>
<p>Altération de l&rsquo;image par sa reproduction, sa reprise, les versions good et bad paintings chez nina Childress, les changements d&rsquo;échelles chez thomas Jocher et l&rsquo;obstination d&rsquo;une perfectibilité du même geste manuel chez geoffroy Gross.<br />
La reproduction est à l&rsquo;œuvre, l&rsquo;œuvre se fait depuis une reproduction ou est une suite de reproductions. Les accidents qui s&rsquo;y trouvent (d&rsquo;impression chez Childress par les décalages de couleurs, leur chromie approximative par saturation ou décoloration du temps, manques ou ajouts de la machine qui imprima le document modèle – sujets chez Gross pour ses portraits de papier – par le glissement d&rsquo;un format à l&rsquo;autre de la même image chez Jocher) sont l&rsquo;objet de toute leur attention, venant redoubler le quelconque des sujets choisis, ici marqueur de potentialité, nécessaire à l&rsquo;expression du réel.</p>
<p>Le réel, une image subliminale en v.o. logée dans toute interprétation.</p>
<p>franckDavid</p>
<p> </p>
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		<title>franckDavid, &#171;&#160;Something of life&#160;&#187;&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 01 May 2021 10:16:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Something of life, no matter its size, its texture, its colour.. it will overflow anyway. A trilingual monographical exhibition of work by nina Childress, geoffroy Gross and thomas Jocher with franckDavid as translator at LAGE EGAL (HB55 Kunstfabrik), Herzbergstrasse 55 – Aufgang A. 1. OG. 10365 Berlin-Lichtenberg from 14 to 30 September 2018. Opening Thursday [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Something of life, no matter its size, its texture, its colour.. it will overflow anyway.</p>
<p>A trilingual monographical exhibition of work by nina Childress, geoffroy Gross and thomas Jocher with franckDavid as translator<br />
at LAGE EGAL (HB55 Kunstfabrik), Herzbergstrasse 55 – Aufgang A. 1. OG. 10365 Berlin-Lichtenberg from 14 to 30 September 2018. Opening Thursday 13 September from 5pm to 9pm.</p>
<p>http://ninachildress.com, www.geoffroygross.fr, http://thomasjocher.com, http://franckdavid.net</p>
<p>Cover.<br />
This is not a monographical exhibition of one person, nor is it of a collective or a given group, so what exactly are we talking about ?<br />
That is indeed the subject, a little of the what, but mostly of the how we talk about it&#8230;</p>
<p>Cover, in the musical sense : producing an interpretation of an existing piece in music, theatre, dance or painting&#8230;<br />
Here is reality, an environment for memory, wherein the body can find a place to settle.</p>
<p>The image of images, the ambience of ambiences<br />
/Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j&rsquo;ai une gueule d&rsquo;atmosphère?!!/*<br />
a minsunderstanding perhaps, or a subtitle ?<br />
the image on a 1.1 scale<br />
if reality is experienced on a 1.1 scale, without a doubt the image of reality produced by these three artists is as well.<br />
The proof of reality is to be searched for in our memories which oscillates between how we look at the produced image and the non-reproduced image – even if for all three artists it is one of the means used – and the idea one retains.<br />
The way we see can be felt as a means of inhabiting reality and is well and truly the key to a production where our bodies as spectators and those of the three artists crash-land.<br />
Now the introductions have been made, the conversation may begin.</p>
<p>The only exteriority of the painting in the moment of seeing is the space in which it is placed, yet, and so, the only exteriority of the image of the painting is not reality itself, but the memory we make of the experience.<br />
A documentary approach regarding the materials used to make the work, but contradicted by the indicatory use of the signs represented.<br />
What remains of the source documents ? be they photographic in Childress&rsquo; and Jocher&rsquo;s work or preparatory, even becoming the motif itself in Gross&rsquo;, as in the portraits of paper or the grey news. A definite loss of a number of signs in the images that leads us to the spin stage of a programme of domesticity.<br />
Through the operation of condensation they make on the representation of chosen elements, the three artists simply engage in the restoration of reality, in what it contains of active promises, namely the ontologically political nature of life.<br />
Everything is a question of ambition.</p>
<p>Although the manner of appropriation of reality remains the same for all three in the choice of tools used (duplication, sequencing, symmetry, covering, enlargment&#8230;) the results are extremely different, all three calling to mind states of life captured according to the chronological development of the human being : the opposition, simultaneously vigourous and sluggish, generally called adolescence, buying power and full authority.<br />
These evocations have no artificial meaning and any resemblance to real persons, living or dead, is purely coincidental.</p>
<p>The alteration of the image through its reproduction, the cover, are seen in the versions of good and bad paintings by nina Childress, the variations in scale by thomas Jocher and the obstination in perfecting the same manual gesture by geoffroy Gross.<br />
Reproduction is at work here, the piece is made from a reproduction or is a series of reproductions. The accidents that occur (for example in printing for Childress,  the overlapping of colours, their approximate chromaticness through saturation or loss of colour over time, missing parts or added areas by the machine that printed the template-document &#8211; subjects for Gross in his portraits of paper - for Jocher through the sliding from one format to another of the same image) focus their attention, augmenting the ordinariness of the chosen subjects, in this case markers of potential, necessary for expressing reality.</p>
<p>Reality, as a subliminal image in the original version, to be found located in every interpretation.</p>
<p>*Atmosphere ! Atmosphere ! Do I look as if I have the mug of an atmosphere ?!!<br />
Arletty’s line to louis Jouvet in the film of marcel Carné Hôtel du Nord, 1938 </p>
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		<title>franckDavid, &#171;&#160;Etwas aus dem Leben&#160;&#187;&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 01 May 2021 10:14:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Etwas aus dem Leben, egal welche Größe, welches Material und welche Farbe&#8230; überlaufen wird es sowieso. Eine monographische Ausstellung in drei Sprachen mit nina Childress,geoffroy Gross und thomas Jocher &#8211; Übersetzt von franckDavid LAGE EGAL [HB55 Kunstfabrik — Aufgang A, 1. OG + HALLE D] Herzbergstrasse 55, 10365 Berlin-Lichtenberg Vernissage Donnerstag, 13. September, 17 — [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Etwas aus dem Leben, egal welche Größe, welches Material und welche Farbe&#8230; überlaufen wird es sowieso.</p>
<p>Eine monographische Ausstellung in drei Sprachen<br />
mit nina Childress,geoffroy Gross und thomas Jocher &#8211; Übersetzt von franckDavid</p>
<p>LAGE EGAL [HB55 Kunstfabrik — Aufgang A, 1. OG + HALLE D]<br />
Herzbergstrasse 55, 10365 Berlin-Lichtenberg</p>
<p>Vernissage Donnerstag, 13. September, 17 — 21 Uhr<br />
14. — 29. September 2018, geöffnet DO — SA, 15 — 18 Uhr</p>
<p>Mit der freundlichen Unterstützung des Bureau des arts plastiques des Institut français und des französischen Ministeriums für Kultur, ARTBUTLER, HB55, EXHIBITIONARY, Le Flâneur</p>
<p>http://ninachildress.com, www.geoffroygross.fr, http://thomasjocher.com, http://franckdavid.net</p>
<p>Wiederaufnahme.<br />
Eine monographische Ausstellung, die nicht einer Person gewidmet ist und auch nicht die eines Kollektivs oder einer Gruppe ist! Aber worüber reden wir? Das ist das Thema, ein bisschen was, aber vor allem, wie sagt man es..</p>
<p>Die Wiederaufnahme im musikalischen Sinne — cover auf Englisch, Abdeckung  — etwas bereits Existierendes neu interpretieren, sei es in der Musik, im Theater, im Tanz oder in der Malerei..<br />
Realität, eine Umgebung schaffen für die Erinnerung, in welcher jeder Körper seinen Platz finden kann.</p>
<p>Bilder von Bildern, Stimmung von Stimmungen<br />
/Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j&rsquo;ai une gueule d&rsquo;atmosphère?!!/*<br />
ein Missverständnis vielleicht oder ein Untertitel?<br />
ein Bild im Maßstab 1<br />
wenn Realität im Maßstab 1 gelebt wird, dann ist das zweifelsohne auch für die Bilder der Realität, welche diese drei erschaffen, der Fall.<br />
Die Beweise der Realität sucht man in unserer Erinnerung, welche zwischen dem produzierten und dem nicht reproduzierten Bild hin und her pendelt, selbst wenn alle drei zu diesem Mittel greifen, und auch der Eindruck, den man behält.<br />
Der Blick als Behausung der Realität ist letztendlich der Schlüssel eines Schaffens, auf welcher die Körper der Betrachter und die der drei Künstler aufprallen. Die Vorstellungsrunde ist abgeschlossen, das Gespräch kann beginnen.</p>
<p>Die einzige Äußerlichkeit des Bildes im Moment des Blickes ist der Raum, der ihn aufnimmt, das heißt, die einzige Äußerlichkeit des Bildes ist nicht die Realität selber sondern die Erinnerung an die erlebte Erfahrung.<br />
Eine dokumentarische Herangehensweise über die Mittel, mit welchen die Werke produziert werden, welcher widersprochen wird durch den indexierten Gebrauch der dargestellten Zeichen. Was bleibt von den Originaldokumenten? Ob sie photographisch sind wie bei Childress und Jocher oder vorbereitend bzw. sogar das Motiv selber sind wie bei Gross im Fall der portraits de papier oder der nouvelles grises. Der bestimmte Verlust einer Gruppe von Zeichen in den Bildern, welche uns zur Schleuderphase eines Programmes der Häuslichkeit führt.<br />
Durch die Aktion der Kondensierung welche sie an ausgewählten bildlichen Elementen durchführen, verfolgen die drei ganz einfach eine Wiederherstellung der Realität, mit allem was sie an wirksamen Versprechen beinhaltet, im Sinne einer ontologisch politischen Beschaffenheit des Lebens.<br />
Alles ist eine Frage der Ambition.</p>
<p>Auch wenn die Formen der Aneignung der Realität für alle drei dieselben sind durch die genutzten Mittel (Vervielfachung, Sequenzierung, Symmetrie, Überdeckung, Vergrößerung..), so bleiben doch die Ergebnisse sehr unterschiedlich, wobei alle drei dem Leben entnommene Zustände ansprechen und dabei der chronologischen Entwicklung des Menschen folgen; Gegensätze die gleichzeitig kraftvoll und lymphatisch sind, Kauf-Kraft und Voll-Macht.<br />
Diese Erwähnungen sind in Bezug auf die Arbeiten nicht synthetischer Art und Ähnlichkeiten zu existierenden Personen sind rein zufällig. </p>
<p>Veränderung des Bildes durch die Vervielfältigung, die Wiederaufnahme, die verschiedenen Versionen good painting und bad painting bei Nina Childress, die Veränderung des Maßstabes bei Thomas Jocher und die Entschlossenheit zur Verbesserungsfähigkeit einer handwerklichen Geste bei Geoffroy Gross.<br />
Die Vervielfältigung ist am Werk, das Werk entsteht aus einer Vervielfältigung oder ist eine Reihe von Vervielfältigungen. Die Unfälle, die auftreten (beim Druck bei Childress durch die Verschiebungen der Farben, ihre annähernde Farbhaftigkeit durch Sättigung oder Ausbleichen durch die Zeit, Auslassen oder Hinzufügen durch die Maschine, die das Ausgangsdokument gedruckt hat &#8211; beim Thema bei Gross bei seinen portraits de papier &#8211; beim Übergang von einem Format in ein anderes eines selben Bildes bei Jocher) stehen im Zentrum ihrer ganzen Aufmerksamkeit, verstärken die Zufälligkeit der ausgesuchten Themen, die hier Potentiale aufzeigen und für den Ausdruck von Realität notwendig sind. </p>
<p>Die Realität, ein subliminales Bild in Originalfassung, eingebettet in allen Interpretationen.</p>
<p>franckDavid<br />
Übesetzung : dominique Granoux</p>
<p>*Atmosphäre! Atmosphäre! Seh ich etwa nach Atmosphäre aus?<br />
Antwort von Arletty an louis Jouvetim Film von marcel Carné Hôtel du Nord, 1938</p>
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		<title>Laurence Kimmel, &#171;&#160;La mise au carreau du gribouillis&#160;&#187;&#8230;</title>
		<link>https://www.geoffroygross.fr/?p=966</link>
		<comments>https://www.geoffroygross.fr/?p=966#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 28 May 2015 12:00:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[textes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.geoffroygross.fr/?p=966</guid>
		<description><![CDATA[&#160; Pour le hors-série de Laura, &#171;&#160;Die Verfertigung der Linie &#8211; La construction du trait&#160;&#187;, 2014     Laurence Kimmel La mise au carreau du gribouillis Geoffroy Gross réalise des tableaux à partir d’un processus bien défini, comprenant plusieurs phases. Cet avancement par étapes successives s’apparente au processus de conception architecturale, à l’image des phases [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
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<div class="advanced_wp_column null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 470px;">
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<p lang="fr-FR" style="widows: 1; text-align: left;" align="LEFT"><span style="font-size: medium;">Pour le hors-série de Laura, </span><span style="font-size: medium;">&laquo;&nbsp;Die Verfertigung der Linie &#8211; La construction du trait&nbsp;&raquo;, 2014</span></p>
<p lang="fr-FR" style="widows: 1; text-align: left;" align="LEFT"><span style="font-size: medium;"> </span></p>
<p lang="fr-FR" style="widows: 1; text-align: left;" align="LEFT"><span style="font-size: medium;"> </span></p>
<p lang="fr-FR" style="widows: 1;" align="LEFT">Laurence Kimmel</p>
<p lang="fr-FR" style="widows: 1;" align="LEFT"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>La mise au carreau du gribouillis</i></span></span></span></strong></p>
<p lang="fr-FR" style="widows: 1;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Helvetica,Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="widows: 1;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Helvetica,Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Geoffroy Gross réalise des tableaux à partir d’un processus bien défini, comprenant plusieurs phases. Cet avancement par étapes successives s’apparente au processus de conception architecturale, à l’image des phases « esquisse », « APS », « APD », etc. La mise au carreau du gribouillis est en soi une architecturation de cette « figure », l’apposition d’une structure qui la met à l’épreuve.</span></span><sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a></span></span></sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> Cette structuration et division rationnelle est utilisée pour expérimenter des aspects autres de l’oeuvre, moins rationnels, voire même ce qui échappe à tout processus d’objectivation et de rationalisation. En tendant vers cet objectif, c’est un jeu sur le statut de l’oeuvre qui a lieu au cours de ces étapes, et notamment sur son statut d’image. Le processus est au cœur de cette pratique, et il ne faut pas tomber dans le piège de la simplicité ou de la fausse naïveté du gribouillis. Le gribouillis n’est « pas sans rappeler la torse baroque »</span></span><sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote2sym" name="sdfootnote2anc"><sup>2</sup></a></span></span></sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">, mais il ne faut pas y voir un propos sur l’ornemental</span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>. </i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Si l’on s’en tenait à une lecture ornementale, on y verrait une opposition </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>a priori</i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="es-ES"> entre </span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">« haptique » et « optique »</span></span><sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote3sym" name="sdfootnote3anc"><sup>3</sup></a></span></span></sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> : une ligne courbe haptique, elle-même décomposée, striée, par la grille optique. Le lien figure/fond s’en trouve annihilé, puisqu’aucune figure n’est inscrite sur un fond en ce qui concerne chaque tableautin. Comme la grille (optique </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>a priori</i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">) devient structure du polyptyque et non figure géométrique du tableau, le mode de lecture haptique/optique de la toile est insuffisant. L’ensemble est non organique (il y avait de l’haptique dans l’organique selon Alois Riegl), non compositionnel ou même anti-compositionnel</span></span><sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i><a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote4sym" name="sdfootnote4anc"><sup>4</sup></a></i></span></span></sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>. </i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Chez Geoffroy Gross, le passage du gribouillis dans cette trame a-compositionnelle est l’occasion d’une expérimentation presque scientifique. Par cette expérimentation, on souligne paradoxalement ce qui n’est pas rationnel, ou ce qui résiste à ce </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>modus operandi </i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">quasi scientifique. </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">À</span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">chaque étape, le pur subjectif entre également en jeu dans les choix, et l’accidentel dicte les détails de la ligne tracée au fusain. L’œuvre parle de sa construction, elle est comme un commentaire de son mode de mise en œuvre, et donc plus généralement commentaire </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="es-ES">de la peinture</span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">. Il y a un aspect tautologique dans cette pratique : une peinture qui parle de la conception picturale. Lorsque Geoffroy Gross peint en blanc la surface qui n’est pas occupée par le trait de fusain principal, le fond du dessin reste au premier plan, alors que le blanc (comme fond habituel) devient la dernière couche ajoutée. Comme il l’explique : </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>« Cette fragmentation me permet donc de produire ce qui est un phénomène de construction. […] Ces entrechoquements produisent d&rsquo;après moi une autre question é</i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="nl-NL"><i>chappant </i></span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>à cette linéarité du temps qui, celle-ci, est liée plus spécifiquement à la peinture, il s&rsquo;agit de sa fabrication. Ce que je donne à voir est en dessous, le dessin est en dessous du blanc peint qui est au premier plan car recouvrant. »</i></span></span><sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i><a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote5sym" name="sdfootnote5anc"><sup>5</sup></a></i></span></span></sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Ce retournement, ce court-circuit entre fond et forme, fait de l’oeuvre un commentaire du processus. Il en résulte l&rsquo;image d&rsquo;un processus de fabrication et non pas une image comme représentation. Et il poursuit : </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>« Ici le temps se fragmente également, à la découverte du dessin qui est préservé du recouvrement par le blanc, et nous enfonce plus avant dans sa fabrication, sa construction. Nous assistons à la construction d&rsquo;une présence. Cette présence est celle des Histoires et de leurs cultures des images réactivé</i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="es-ES"><i>es de mani</i></span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>ère fragmentée en nous »</i></span></span><sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i><a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote6sym" name="sdfootnote6anc"><sup>6</sup></a></i></span></span></sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>. </i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">C’est le temps circulaire du fragment qui est ici à l’oeuvre. Par cette circularité du temps du fragment, théorisée par Anne Cauquelin dans l’ouvrage </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Court traité du fragment</i></span></span><sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i><a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote7sym" name="sdfootnote7anc"><sup>7</sup></a></i></span></span></sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>, « il nous faut renoncer à l’illusion d’une chaîne temporelle en succession ; Que de commencement et de fin il y a seulement reconstruction après-coup ; que le temps du fragment est circulaire. Niveaux et acteurs différents s’y enveloppent mutuellement. Formant [un] nœ</i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="es-ES"><i>ud entre </i></span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>œuvres et commentaires. ». </i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Par ce nœud entre œuvre et commentaire sont convoqués « des Histoires » et « des images réactivé</span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="es-ES">es de mani</span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">ère fragmentée en nous ». Cette ouverture, sur un champ d’images de l’histoire de l’art en particulier, est propre aux oeuvres postmodernes. Theodor Adorno</span></span><sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote8sym" name="sdfootnote8anc"><sup>8</sup></a></span></span></sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> développe une théorie du montage en art comme seule voie encore possible après les échecs de la Modernité. Le montage de fragments évite toute forme de représentation. Le montage est constructif &#8211; peut être une construction &#8211; lorsque l’assemblage de ses fragments n’est ni trop rationnel ni trop irrationnel. La distance excessive entre deux fragments peut faire basculer l’œuvre d’art dans l’irrationnel, tout comme l’attachement trop fort à une réalité brute, non travaillée. Au contraire, par l’addition des fragments dans un système logique, l’oeuvre acquière une rationalité trop forte. Le spectre entre ces deux « interdits » reste à explorer. La syntaxe non linéaire, non systématique ou non structuraliste entre les fragments, permet un entrelacement et une interaction entre eux qui empêche que le montage ne soit trop rationnel. Le processus du montage postmoderne peut par exemple se baser sur un fonds d’images de la Modernité, s’il s’agit de la questionner et s’il s’agit par exemple d’esquisser un nouveau langage à partir d’images modernes radicales ayant fait fi du langage structuré. La Modernité apparaît comme fonds du travail artistique de Geoffroy Gross. Des images comme celles de </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>De Stijl, </i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">celles du</span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i> Bauhaus, </i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">celles de </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="nl-NL">Georges Vantongerloo </span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">comme l’œuvre </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Fonction–composition </i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">de</span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">1937, sont autant de grilles modernistes qui servent de fonds au travail d’expérimentation. </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>« Le polyptyque est pour moi la volonté claire de citer la structure, non plus celle simplement du tableau mais celle de la grille de la modernité, de laquelle émergent alors d&rsquo;autres espaces. »</i></span></span><sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i><a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote9sym" name="sdfootnote9anc"><sup>9</sup></a></i></span></span></sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">En architecture, il existe les expérimentations postmodernes de Bernard Tschumi. Dans les </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Manhattan Transcripts</i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> et dans le projet du </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>parc de la Villette</i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">, une « esquisse » de narration « perce » la grille moderniste, la transforme, la réinterprète, lui donne du rythme. Tschumi s’appuie pour cela sur des expérimentations de la Modernité même, comme par exemple les </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Partiturskizzen</i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> de László Moholy-Nagy de 1924. Tschumi ne rejète pas d’emblée la Modernité, mais esquisse un nouveau langage à partir de ses fragments.<br />
</span></span></span></span></span></p>
</div>
<div class="advanced_wp_gutter null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 60px;"><img style="border: none;" alt="" src="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/images/1x1-pixel.png" border="0" /></div>
<div class="advanced_wp_column null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 470px;">
<p lang="fr-FR" style="widows: 1;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Helvetica,Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">                                                                                                                     </span></span></span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="widows: 1;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Helvetica,Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="widows: 1;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Helvetica,Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="widows: 1;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Helvetica,Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="widows: 1;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Helvetica,Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Roland Barthes est sa référence principale dans le champ de la linguistique. Les théories de Jacques Derrida sur une structure non hiérarchique dont le sens des éléments est sans cesse différé, ont également alimenté et explicité</span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i> a posteriori </i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">le projet de la Villette.</span></span><sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote10sym" name="sdfootnote10anc"><sup>10</sup></a></span></span></sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> A l’opposé de la table rase, ou d’une utopie sans accroche à la réalité présente, il s’agit de la construction d’un nouveau langage à partir des fragments du passé, et en particulier à partir d’une réinterprétation de la grille moderniste. Dans les </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Manhattan Transcripts</i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">, les fragments architecturaux du passé sont clairement visibles. En art, l’exercice peut avoir lieu dans le champ de l’abstraction pure, ce qui constitue une différence de taille avec l’architecture. Dans l’œuvre de Robert Mangold </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Three-color Frame painting</i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> de 1985-86, des fragments recomposent une figure régulière circulaire. Dans cette association de fragments, il n’y a pas de hiérarchie d’une quelconque structure, et il n’y a pas de linéarité, ce qui renforce l’aspect circulaire évoqué en référence à Anne Cauquelin. La forme circulaire utilisée par Mangold active d’autant plus ce sens spatial et temporel non linéaire. Il ne s’agit pas de construire une </span></span><span style="color: #221e1f;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">image, une représentation. Chez Geoffroy Gross, l</span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">a tentative de préservation du gribouillis, malgré son changement d&rsquo;échelle jusqu&rsquo;à </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="de-DE">la peinture</span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">, doit éviter l’image, et ceci en convoquant une multiplicité d’images de références historiques, imbriquées et réinterprétées plus que stratifiées sous forme de palimpseste. Cela revient à donner une nouvelle définition </span></span><span style="color: #221e1f;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">de l’image, qui « survient » au cours des différentes étapes. Cette survenance d’une image intervient d’ailleurs à plusieurs reprises au cours du processus</span></span></span><sup><span style="color: #221e1f;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote11sym" name="sdfootnote11anc"><sup>11</sup></a></span></span></span></sup><span style="color: #221e1f;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">. L’état final du polyptyque serait un moment de surgissement de l’image, cette fois-ci stabilisé par l’artiste dans son état d’exposition. Ce surgissement, cet éclair, rappellent les conceptions de Walter Benjamin. </span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">L’image, comme « image-relation au temps et à l’Histoire »</span></span><sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote12sym" name="sdfootnote12anc"><sup>12</sup></a></span></span></sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">, ne représente pas l’histoire, elle démonte l’histoire justement lorsqu’elle survient. On trouve également une nouvelle définition de la notion d’image chez Georges Didi-Huberman, par exemple dans un texte consacré à Walter Benjamin et au kaléidoscope</span></span><sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote13sym" name="sdfootnote13anc"><sup>13</sup></a></span></span></sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> : </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>« L’image serait donc la visuelle malice du temps dans l’histoire » </i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">; et chez Theodor Adorno : </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>« Le résultat de l’œuvre est à la fois la voie qui mène à son imago et cette imago qu’elle vise ; l’œuvre est à la fois statique et dynamique. »</i></span></span><sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote14sym" name="sdfootnote14anc"><sup>14</sup></a></i></span></span></sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>. </i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Nous avons vu que par le montage (mais d’autres moyens seraient à identifier), la forme de l’œuvre d’art ou </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="es-ES">de l</span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">’architecture ne d</span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">evient pas à proprement parler une représentation, mais devient la représentation du processus.</span></span></span><sup><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote15sym" name="sdfootnote15anc"><sup>15</sup></a></span></span></span></sup><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>« Le montage […], de même qu’il désavoue l’unité par la disparité évidente des parties, contribue en tant que principe formel à sa restauration. »</i></span></span></span><sup><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote16sym" name="sdfootnote16anc"><sup>16</sup></a></i></span></span></span></sup><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Les tableaux de Geoffroy Gross explorent ce processus, et ceci avec des moyens minimaux.</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i> « Ce qui m’intéresse avant tout c’est ce qu’il reste après tout. »</i></span></span></span><sup><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote17sym" name="sdfootnote17anc"><sup>17</sup></a></i></span></span></span></sup><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Ce qui reste une fois que le gribouillis n’est plus ornementation, donc lorsqu’il n’y a plus d’ornementation. Chaque tableautin vierge du passage de la ligne est un monochrome. La décision de choisir des couleurs semble </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>a priori</i></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> contradictoire. Or les couleurs sont choisies en ce qu&rsquo;elles permettent de préserver la valeur de « dessin 0 » qu’est le gribouillis, et « n’entrent pas en communication »</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">avec lui.</span></span></span></span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="widows: 1;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Helvetica,Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Au final, le gribouillis se retrouve donc mis au carreau, mis en</span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> cage. La ligne optique, transférée sur ces tableautins, ou plutôt transformée en limites entre tableautins,</span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i> « est encore une fois contrainte. La mise en tableau l’implique. »</i></span></span><sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote18sym" name="sdfootnote18anc"><sup>18</sup></a></i></span></span></sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Alors que, comme nous l’avons vu, l’oeuvre fait un nœud</span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">avec son commentaire, l’artiste devient ici critique. Dans son rôle de critique, l’artiste analyse, dissèque, il devient clinicien. La critique est ici une clinique, et Gilles Deleuze ajoute que la clinique est la part artistique de la médecine</span></span><sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote19sym" name="sdfootnote19anc"><sup>19</sup></a></span></span></sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">. Le critique sera clinicien à condition d’être un artiste. La clinique est toujours un art de la différence. S’en réclamer en philosophie, c’est renouer avec le sens du distinguo : penser, c’est d’</span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="nl-NL">abord dé</span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">couper, faire la différence, </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="it-IT">trier, trancher, d</span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">é</span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="es-ES">cider</span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">. Au lieu d’appréhender le gribouillis dans sa totalité et sa généralité, d’être dans l’arbitraire et l’impuissance du libre choix, on fait une expérience, et en l’occurrence une expérience d’une pluralité de modes de donation (chaque tableautin ici), même si la chose même reste inchangée. La mise au carreau explore le pluralisme de cette chose. En référence à Gilles Deleuze</span></span><sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote20sym" name="sdfootnote20anc"><sup>20</sup></a></span></span></sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">, François </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="da-DK">Zourabichvili</span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="da-DK">i</span></span></span><sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote21sym" name="sdfootnote21anc"><sup>21</sup></a></span></span></sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> montre que la critique questionne la variation interne de la chose et son devenir irréductible. Cette critique semble </span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>a priori</i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> basée sur un découpage rationnel, sur la raison. Mais comme nous avons vu, cette structuration et division rationnelle est utilisée par Geoffroy Gross pour questionner et mettre à jour des aspects qui échappent à tout processus d’objectivation et de rationalisation. La critique n’est pas menée uniquement par la raison, et est menée par le désir, qui va de pair avec la raison, au-delà d’une fausse coupure de la raison et du désir. Il n’y a pas d’expérience en général, détachée de la raison et du désir. «</span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i> </i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="it-IT"><i>Il n</i></span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>’y a en somme de donné </i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="es-ES"><i>que</i></span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i> construit, ou mieux encore : il n’</i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="it-IT"><i>y a qu</i></span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>’</i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="nl-NL"><i>un construit [</i></span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>…] </i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="es-ES"><i>En substituant</i></span></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i> au donné le construit, la philosophie se découvre donc une tâche plus haute que l’explication de ce qui s’est produit ou que la description de ce qui est ou apparaît : l’attestation d’une différence qui seule peut donner des raisons de croire à l’événement. En substituant au donné le construit, l’artiste est ici dans la construction</i></span></span><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> »</span></span><sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote22sym" name="sdfootnote22anc"><sup>22</sup></a></span></span></sup><span style="font-family: Times,Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">. Le spectateur, n’ayant pas d’accès direct au donné, est amené à entrer en jeu avec les choses. Il joue, et il est joué par l’oeuvre. L’oeuvre fait de son contemplateur un jouet. Nous sommes avec le beau dans une relation de jeu. Kant parlait de plaisir désintéressé en ce qui concerne l’oeuvre d’art. Il se convertit ici en désir intéressant, élément même du jeu esthétique. Le contemplateur est un joueur, et il joue sous la contrainte de l’oeuvre. L’humour du gribouillis élevé au rang d’œuvre d’art se poursuit par un jeu avec le spectateur. Nous aurions pu penser qu’avec les aplats de couleurs, en référence à certaines œuvres de l’histoire de l’art, une phénoménalité appréhendable directement était à nouveau à l’œuvre, mais cela est démenti par l’artiste, qui avec ces aplats « met du jeu » une dernière fois entre le gribouillis et ces plages colorées dans le polyptyque, et joue encore avec le spectateur.</span></span></span></span></span></p>
</div>
<div style="clear: both;"><img style="border: none;" alt="" src="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/images/1x1-pixel.png" border="0" /></p>
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<div id="sdfootnote2">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote2anc" name="sdfootnote2sym">2</a> Entretien avec Geoffroy Gross, 30 mai 2014</p>
<p lang="fr-FR">En référence à l’ouvrage :</p>
<p lang="fr-FR">Christine Buci-Glucksmann <i>Philosophie de l&rsquo;ornement : d&rsquo;Orient en Occident, </i>Paris : Galilée, 2008</p>
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<div id="sdfootnote3">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote3anc" name="sdfootnote3sym">3</a> Alois Riegl, <i>L</i><i>’</i><i>industrie d</i><i>’</i><i>art romaine tardive</i>, Paris : Macula, 2014 (éd. orig. : 1927)</p>
</div>
<div id="sdfootnote4">
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote4anc" name="sdfootnote4sym">4</a> Comme l’écrit Stéphane Doré à propos de Colors for a Large Wall, 1951 d’Ellsworth Kelly, «… la spécificité historique de Colors for a Large Wall et d’autres œuvres de la même époque, à savoir la confluence de quatre stratégies différentes (« readymade », aléa, grille modulaire all over, élémentarisation additive) toutes tournées vers un même but, l’élaboration d’un mode a-compositionnel »</p>
<p lang="fr-FR">Stéphane Doré cite Yve-Alain Bois dans le texte pour<i> tableaux, catalogue</i>, Artboretum, 2009</p>
<p lang="fr-FR">Yve-Alain Bois, « Kelly en France ou l’anti-composition dans ses divers états », in <i>Ellsworth Kelly : Les années françaises 1948-1954, </i>Paris : Jeu de Paume,1992, p.12</p>
</div>
<div id="sdfootnote5">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote5anc" name="sdfootnote5sym">5</a> Entretien avec Geoffroy Gross, 30 mai 2014</p>
</div>
<div id="sdfootnote6">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote6anc" name="sdfootnote6sym">6</a> <i>Idem</i></p>
</div>
<div id="sdfootnote7">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote7anc" name="sdfootnote7sym">7</a> Anne Cauquelin, <i>Court traité du Fragment &#8211; Usages de l’oeuvre d’art,</i> Paris : Aubier, 1986</p>
</div>
<div id="sdfootnote8">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote8anc" name="sdfootnote8sym">8</a> Theodor W. Adorno, <i>Th</i><i>é</i><i>orie esth</i><i>é</i><i>tique</i>, Paris : Klincksieck, 2004 (éd. orig. 1970)</p>
</div>
<div id="sdfootnote9">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote9anc" name="sdfootnote9sym">9</a> Entretien avec Geoffroy Gross, 30 mai 2014</p>
</div>
<div id="sdfootnote10">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote10anc" name="sdfootnote10sym">10</a> Jacques Derrida, « Point de folie – maintenant l’architecture », in <i>Psych</i><i>é – </i><i>Inventions de l</i><i>’</i><i>autre II</i>, Paris : Galilée, 1998 (éd. originale : 1985)</p>
</div>
<div id="sdfootnote11">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote11anc" name="sdfootnote11sym">11</a> Entretien avec Geoffroy Gross, 30 mai 2014</p>
</div>
<div id="sdfootnote12">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote12anc" name="sdfootnote12sym">12</a> <i>idem</i></p>
</div>
<div id="sdfootnote13">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote13anc" name="sdfootnote13sym">13</a> Georges Didi-Huberman, « Connaissance par le kaléidoscope -Morale du joujou et dialectique de l&rsquo;image selon Walter Benjamin », in <i>Etudes photographiques N</i><i>°</i><i>7 : Par les yeux de la science/Surr</i><i>é</i><i>alisme et photographie</i>, Mai 2000</p>
</div>
<div id="sdfootnote14">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote14anc" name="sdfootnote14sym">14</a> Theodor W. Adorno, o<i>p. cit.</i>, p. 128</p>
</div>
<div id="sdfootnote15">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote15anc" name="sdfootnote15sym">15</a> <i>idem</i>, p. 189</p>
</div>
<div id="sdfootnote16">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote16anc" name="sdfootnote16sym">16</a> <i>idem</i>, p. 218</p>
</div>
<div id="sdfootnote17">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote17anc" name="sdfootnote17sym">17</a> Texte de Geoffroy Gross, 2011</p>
</div>
<div id="sdfootnote18">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote18anc" name="sdfootnote18sym">18</a> <i>idem</i></p>
</div>
<div id="sdfootnote19">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote19anc" name="sdfootnote19sym">19</a> Gilles Deleuze, <i>Présentation de Sacher-Masoch</i>, Paris : éd. de Minuit, 2007 (éd. orig. : 1987)</p>
</div>
<div id="sdfootnote20">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote20anc" name="sdfootnote20sym">20</a> Gilles Deleuze, <i>Différence et répétition, </i>Paris : PUF, 2000 (éd.orig. : 1968)</p>
</div>
<div id="sdfootnote21">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote21anc" name="sdfootnote21sym">21</a> Zourabichvili François, « Kant avec Masoch », in <i>Multitudes</i> 2/ 2006 (n<sup>o</sup> 25), p. 87-100</p>
</div>
<div id="sdfootnote22">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote22anc" name="sdfootnote22sym">22</a> <i>idem</i></p>
</div>
</div>
</div>
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		<title>Laurence Kimmel, &#171;&#160;Die Quadrierung des Gekritzels&#160;&#187;&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 28 May 2015 11:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[textes]]></category>

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		<description><![CDATA[Laura Sonderausgabe, &#171;&#160;Die Verfertigung der Linie &#8211; La construction du trait&#160;&#187;, 2014   Laurence Kimmel Die Quadrierung des Gekritzels Geoffroy Gross malt Bilder, die von einem genau definierten, mehrere Phasen umfassenden Prozess ausgehen. Dieses stufenweise Vorgehen ähnelt dem architektonischen Entwurfsprozess mit seinen Phasen „Skizze“, „Vorentwurfsplanung“, „Entwurfsplanung“ usw. Die Quadrierung ist an sich eine Architekturisierung dieser [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="advanced_wp_columns_wrapper null" style="margin: 0px; padding: 0px; width: 1000px;">
<div class="advanced_wp_column null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 470px;">
<style type="text/css"><!--
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<p style="widows: 8; text-align: left;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Laura Sonderausgabe, </span><span style="font-size: medium;">&laquo;&nbsp;Die Verfertigung der Linie &#8211; La construction du trait&nbsp;&raquo;, 2014</span></p>
<p style="widows: 8; text-align: left;" align="JUSTIFY">
<p style="widows: 8; text-align: left;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"> </span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY">Laurence Kimmel</p>
<p lang="de-DE" style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><strong>Die Quadrierung des Gekritzels</strong></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span lang="de-DE">Geoffroy Gross malt Bilder, die von einem genau definierten, mehrere Phasen umfassenden Prozess ausgehen. Dieses stufenweise Vorgehen ähnelt dem architektonischen Entwurfsprozess mit seinen Phasen „Skizze“, „Vorentwurfsplanung“, „Entwurfsplanung“ usw. Die Quadrierung ist an sich eine Architekturisierung dieser „Figur“, die Hinzufügung einer Struktur, die sie auf die Probe stellt</span><sup><a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a></sup><span lang="de-DE">. Diese Strukturierung und rationale Teilung wird benutzt, um andere, weniger rationale Aspekte des Werks zu erproben, oder sogar das, was sich jedem Objektivierungs- und Rationalisierungsprozess entzieht. Indem es diesem Ziel zustrebt, ist es ein auf den Status, und vor allem den Bildstatus, bezogenes Spiel, das im Lauf dieser Etappen stattfindet. Der Prozess steht im Mittelpunkt dieser Praxis, und man darf nicht in die Falle der Einfachheit oder der falschen Naivität des Gekritzels gehen. Das Gekritzel „erinnert an den barocken Torso“</span><sup><a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote2sym" name="sdfootnote2anc"><sup>2</sup></a></sup><span lang="de-DE">, aber man sollte darin nicht einen Bezug auf das Ornamentale sehen. Wenn man sich an eine ornamentale Lektüre halten würde, würde man darin eine A-Priori-Opposition zwischen „Haptisch“ und „Optisch“ sehen</span><sup><a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote3sym" name="sdfootnote3anc"><sup>3</sup></a></sup><span lang="de-DE">: eine gekrümmte „haptische“ Linie, die ihrerseits von dem optischen Raster zersetzt und gestreift wird. So wird die Verbindung zwischen Figur und Hintergrund unterbrochen, weil, was jedes einzelne Täfelchen angeht, keine Figur in einen Hintergrund eingeschrieben ist. Da das (a priori optische) Raster zur Struktur des Polyptychons, und nicht zur geometrischen Figur des Bildes wird, ist die Haptisch/Optisch-Lesart der Leinwand unzureichend. Das Ganze ist nicht organisch (es gab Haptisches im Organischen, laut Alois Riegl), nicht kompositorisch oder sogar anti-kompositorisch</span><sup><a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote4sym" name="sdfootnote4anc"><sup>4</sup></a></sup><span lang="de-DE">. Bei Geoffroy Gross bietet der Übergang vom Gekritzel zu diesem a-kompositorischen Gerüst die Gelegenheit zu einem beinah wissenschaftlichen Experiment. Bei diesem Experiment wird paradoxerweise das Nicht-Rationale unterstrichen oder das, was diesem beinah wissenschaftlichen Modus operandi widersteht. Bei jeder Etappe kommt das rein Subjektive ebenfalls ins Spiel bei den Entscheidungen, und der Zufall diktiert die Details der mit der Kohle gezogenen Linie. Das Werk spricht von seiner Konstruktion, es ist wie ein Kommentar seiner Inswerksetzung, und ist also, genereller gesagt, Kommentar zur Malerei. Es gibt einen tautologischen Aspekt in dieser Praxis: eine Malerei, die von der Malereikonzeption spricht. Wenn Geoffroy Gross die Oberfläche, die nicht von dem Haupt-Kohlenstrich eingenommen wird, weiß malt, dann bleibt der Fond der Zeichnung im Vordergrund, während das Weiße (als gewöhnlicher Fond) die zuletzt aufgetragene Schicht wird. Er erklärt: „</span><span lang="de-DE"><i>Diese Fragmentierung erlaubt es mir, das zu erzeugen, was ein Konstruktionsphänomen ist [...] Diese Zusammenstösse werfen, mir zufolge, eine andere Frage auf, die der Linearität der Zeit entgeht, welche spezifischer an die Malerei gebunden ist: die Frage ihrer Herstellung. Was ich sehen lasse, liegt darunter, die Zeichnung liegt unter dem gemalten Weiß, das im Vordergrund steht, weil es deckt“</i></span><sup><a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote5sym" name="sdfootnote5anc"><sup>5</sup></a></sup><sup><span lang="de-DE">.</span></sup><span lang="de-DE"> Diese Kehrtwendung, dieser Kurzschluss zwischen Fond und Form macht aus dem Werk einen Kommentar zum Prozess. Daraus folgt das Bild eines Verfertigungsprozesses, und nicht ein Bild als Darstellung. Er fährt fort: </span><span lang="de-DE"><i>„Hier wird auch die Zeit fragmentarisch: bei der Entdeckung der Zeichnung, die vor der Deckung durch das Weiß bewahrt wird und uns tiefer in ihre Herstellung, ihre Konstruktion stößt. Wir wohnen der Konstruktion einer Gegenwart bei. Diese Gegenwart ist die der Geschichten und ihrer Kulturen der fragmentarisch in uns reaktivierten Bilder“ </i></span><sup><a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote6sym" name="sdfootnote6anc"><sup>6</sup></a></sup><span lang="de-DE">. Was hier am Werk ist, ist die kreisförmige Zeit des Fragments. Aufgrund dieser Kreisförmigkeit der Fragment-Zeit, die Anne Cauquelin in ihrem Buch </span><span lang="de-DE"><i>Court traité du fragment </i></span><sup><a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote7sym" name="sdfootnote7anc"><sup>7</sup></a></sup><span lang="de-DE"> [Kurze Abhandlung vom Fragment] theoretisiert, </span><span lang="de-DE"><i>„müssen wir auf die Illusion einer sukzessiven Zeitkette verzichten und anerkennen, dass es anstatt von Beginn und Ende nur nachträgliche Rekonstruktionen gibt und dass die Zeit des Fragments kreisförmig ist. Die verschiedenen Ebenen und Akteure umfassen sich dabei gegenseitig. Sie bilden einen Knoten zwischen Werken und Kommentaren“. </i></span><span lang="de-DE">Mittels dieses Knotens zwischen Werk und Kommentar werden „Geschichten“ und „fragmentarisch in uns reaktivierte Bilder“ angerufen. Eine solche Öffnung, insbesondere auf ein Bildfeld der Kunstgeschichte, ist den postmodernen Werken eigen. Theodor W. Adorno</span><sup><a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote8sym" name="sdfootnote8anc"><sup>8</sup></a></sup><span lang="de-DE"> entwickelt eine Theorie der Montage in der Kunst als dem einzigen noch möglichen Weg nach den Sackgassen der Moderne. Die Montage von Fragmenten vermeidet jede Form von Darstellung. Die Montage ist konstruktiv – vielleicht eine Konstruktion – wenn die Zusammenstellung ihrer Fragmente weder allzu rational noch allzu irrational ist. Die übermäßige Distanz zwischen zwei Fragmenten kann, ebenso wie die allzu starke Anbindung an eine rohe, unbearbeitete Realität, das Kunstwerk ins Irrationale abgleiten lassen. Andererseits erwirbt das Werk durch die Addition von Fragmenten in einem logischen System eine allzu große Rationalität. Die Bandbreite zwischen diesen beiden „Verboten“ muss noch erforscht werden. Die nicht lineare, nicht systematische oder nicht strukturalistische Syntax zwischen den Fragmenten erlaubt eine Verschlungenheit und eine Interaktion zwischen ihnen, die es verhindert, dass die Montage allzu rational ist. Der postmoderne Montageprozess kann sich zum Beispiel auf einen Bildschatz der Moderne stützen, wenn es darum geht, diese zu hinterfragen und wenn es darum geht, zum Beispiel, eine neue Sprache ausgehend von den radikalen modernen Bildern zu skizzieren, die sich um die strukturierte Sprache nicht kümmerten. Die Moderne erscheint als der Hintergrund von Geoffroy Gross’ künstlerischer Arbeit. Bilder wie die von De Stijl, dem Bauhaus oder von Georges Vantongerloo (vor allem sein Werk </span><span lang="de-DE"><i>Funktion-Komposition </i></span><span lang="de-DE">von 1937) sind modernistische Raster, die der Experimentierarbeit als Unterlage dienen. « </span><span lang="de-DE"><i>Das Polyptychon ist für mich der klare Wille, die Struktur zu zitieren, nicht mehr einfach die des Bildes, sondern die des Rasters der Moderne, aus der dann andere Räume hervorgehen“.</i></span><sup><a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote9sym" name="sdfootnote9anc"><sup>9</sup></a></sup><span lang="de-DE">In der Architektur haben wir die postmodernen Experimentierungen Bernard Tschumis. In den </span><span lang="de-DE"><i>Manhattan Transcripts</i></span><span lang="de-DE"> und in dem Projekt für den Parc de la Villette „durchbricht“ eine Erzählungs-„Skizze“ das modernistische Raster, verwandelt es, deutet es um und verleiht ihm einen Rhythmus. Tschumi stützt sich dabei auf die Experimente der Moderne selbst, wie zum Beispiel László Moholy-Nagys </span><span lang="de-DE"><i>Partiturskizzen</i></span><span lang="de-DE"> aus dem Jahre 1924. Tschumi lehnt die Moderne nicht einfach ab, sondern entwirft eine neue Sprache, die von ihren Fragmenten ausgeht.<br />
</span></p>
<div id="sdfootnote22">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote22anc" name="sdfootnote22sym"></a></p>
</div>
</div>
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<div class="advanced_wp_column null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 470px;">
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<p>Roland Barthes ist seine Hauptreferenz im Bereich der Linguistik. Jacques Derridas Theorien über eine nicht-hierarchische Struktur, in der der Sinn der Elemente ständig aufgeschoben wird, haben gleichfalls das Villette-Projekt a posteriori genährt und geklärt<sup><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote10sym" name="sdfootnote10anc"><sup>10</sup></a></sup><span lang="de-DE">. Im Gegensatz zur Tabula rasa, oder einer Utopie ohne Anbindung an die gegenwärtige Realität, geht es hier um die Konstruktion einer neuen Sprache, die von Bruchstücken der Vergangenheit, und insbesondere von einer Neu-Interpretation des modernistischen Rasters, ausgeht. In den </span><span lang="de-DE"><i>Manhattan Transcripts </i></span><span lang="de-DE">sind die Architekturfragmente der Vergangenheit klar sichtbar. In der Kunst kann die Übung auf dem Gebiet der reinen Abstraktion stattfinden, was einen gewichtigen Unterschied zur Architektur ausmacht. In Robert Mangolds Werk </span><span lang="de-DE"><i>Three-color Frame Painting</i></span><span lang="de-DE"> von 1985-86 fügen sich die Fragmente wieder zu einer regulären, kreisförmigen Gestalt zusammen. In dieser Verbindung von Bruchstücken gibt es keine Hierarchie irgendeiner Struktur und keine Linearität, was den von Anne Cauquelin erwähnten zirkulären Aspekt verstärkt. Die von Mangold benutzte kreisförmige Gestalt aktiviert um so stärker diesen nicht-linearen Raum- und Zeitsinn. Es geht nicht darum, ein Bild oder eine Darstellung zu konstruieren. Bei Geoffroy Gross muss der Versuch, das Gekritzel zu bewahren, trotz des Maßstabswechsels hin zur Malerei das Bild vermeiden, und dabei eine große Menge von Bildern mit historischen Referenzen anrufen, die eher ineinander verkeilt und neugedeutet als geschichtet in Form von Palimpsesten sind. Das läuft darauf hinaus, eine neue Definition des Bildes zu geben, das im Laufe der verschiedenen Etappen „hereinbricht“. Dieses Hereinbrechen eines Bildes geschieht übrigens mehrfach im Verlauf des Prozesses</span><sup><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote11sym" name="sdfootnote11anc"><sup>11</sup></a></sup><span lang="de-DE">. Der Endzustand des Polyptychons wäre ein Moment des Auftretens des Bildes, das diesmal der Künstler in seinem Ausstellungszustand stabilisiert hat. Dieses plötzliche Auftreten, dieser Blitz, erinnern an Walter Benjamins Begriffe. Das Bild als „Bild-Relation zur Zeit und zur Geschichte“</span><sup><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote12sym" name="sdfootnote12anc"><sup>12</sup></a></sup><span lang="de-DE">stellt nicht die Geschichte dar, sondern demontiert die Geschichte gerade dann, wenn sie hereinbricht. Man findet ebenfalls eine neue Definition des Bildbegriffs bei Georges Didi-Huberman, zum Beispiel in einem Walter Benjamin und dem Kaleidoskop gewidmeten Text</span><sup><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote13sym" name="sdfootnote13anc"><sup>13</sup></a></sup><span lang="de-DE">: „Das Bild ist also die visuelle Schlauheit der Zeit in der Geschichte“, und bei Theodor Adorno: “Das Resultat des Werks ist ebenso die Bahn, die es zu seiner imago durchmisst, wie diese als Ziel; es ist statisch und dynamisch in eins“</span><sup><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote14sym" name="sdfootnote14anc"><sup>14</sup></a></sup><span lang="de-DE">. Wir haben gesehen, dass bei der Montage (aber andere Mittel wären zu identifizieren) die Form des Kunst- oder Architekturwerks keine Darstellung im strengen Sinne, sondern die Darstellung eines Prozesses wird</span><sup><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote15sym" name="sdfootnote15anc"><sup>15</sup></a></sup><span lang="de-DE">. „Die Montage (&#8230;), so wie sie die Einheit durch die offensichtliche Gegensetzlichkeit der Teile widerspricht, trägt als formeller Prinzip zu ihrer Wiederherstellung bei“</span><sup><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote16sym" name="sdfootnote16anc"><sup>16</sup></a></sup><span lang="de-DE">. Geoffroy Gross’ Bilder erforschen diesen Prozess, und zwar mit minimalen Mitteln. „Was mich vor allem interessiert, ist das, was am Ende übrigbleibt»</span><sup><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote17sym" name="sdfootnote17anc"><sup>17</sup></a></sup><span lang="de-DE"> . Das, was bleibt, wenn das Gekritzel keine Ornamentik mehr ist, wenn es also keine Ornamentik mehr gibt. Jedes Täfelchen, über das nicht die Linie gegangen ist, ist ein Monochrom. Die Entscheidung, Farben auszuwählen, wirkt a priori widersprüchlich. Aber die Farben sind danach ausgewählt, ob sie es erlauben, den Wert der Zeichnung „0“ zu bewahren, der das Gekritzel ist, und treten nicht „in Kommunikation“ mit ihm. </span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span lang="de-DE">Schließlich wird das Gekritzel also quadriert, in den Käfig gesteckt. Die optische Linie, die auf diese Täfelchen übertragen, oder, besser gesagt, in Grenzen zwischen den Täfelchen verwandelt wird, „ist erneut ein Zwang. Die Übertragung auf das Bild bringt das mit sich »</span><sup><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote18sym" name="sdfootnote18anc"><sup>18</sup></a></sup><span lang="de-DE">. Während, wie wir gesehen haben, das Werk einen Knoten mit seinem Kommentar bildet, wird der Künstler hier zum Kritiker. In seiner Rolle als Kritiker analysiert der Künstler, zerlegt er, wird er Kliniker. Die Kritik ist hier eine Klinik, und Gilles Deleuze fügt dem hinzu, dass die Klinik der künstlerische Teil der Medizin ist</span><sup><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote19sym" name="sdfootnote19anc"><sup>19</sup></a></sup><span lang="de-DE">. Der Kritiker wird Kliniker sein unter der Bedingung, ein Künstler zu sein. Die Klinik ist immer eine Kunst des Unterscheidens. Sich darauf in der Philosophie zu berufen heißt, den ursprünglichen Sinn des Worts „distinguo“ wiederzufinden: denken bedeutet in erster Linie abgrenzen, unterscheiden, auswählen, entscheiden, klären. Statt das Gekritzel in seiner Gesamtheit und seiner Allgemeinheit zu erfassen und in der Willkür und der Ohnmacht des freien Willens zu verbleiben, macht man eine Erfahrung, und in diesem Falle die Erfahrung einer Pluralität von Gebe-Weisen (jedes Täfelchen hier), auch wenn die Sache selbst unverändert bleibt. Die Quadrierung erforscht den Pluralismus dieser Sache. Mit Bezug auf Gilles Deleuze</span><sup><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote20sym" name="sdfootnote20anc"><sup>20</sup></a></sup><span lang="de-DE"> zeigt F. Z.</span><sup><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote21sym" name="sdfootnote21anc"><sup>21</sup></a></sup><span lang="de-DE">, dass die Kritik die interne Veränderung der Sache und ihr hartnäckiges Werden hinterfragt. Diese Kritik scheint a priori auf einer rationalen Einteilung zu beruhen, auf der Vernunft. Aber wie wir gesehen haben, benutzt Geoffroy Cross diese Strukturierung und rationale Teilung, um Aspekte zu hinterfragen und zu aktualisieren, die sich jedem Objektivierungs- und Rationalisierungsprozess entziehen. Die Kritik wird nicht ausschließlich von der Vernunft geleitet, sondern auch vom Wunsch, der, jenseits einer falschen Trennung zwischen Vernunft und Wunsch, mit der Vernunft einhergeht. Es gibt keine Erfahrung im allgemeinen, ohne Verbindung mit der Vernunft und dem Wunsch. </span><span lang="de-DE"><i>„Kurzum, es gibt nur Gegebenes, das konstruiert ist, oder, besser noch: es gibt nur ein Konstruiertes [...] Wenn sie das Gegebene durch das Konstruierte ersetzt, entdeckt die Philosophie also eine höhere Aufgabe für sich als die Erklärung dessen, was entstanden ist, oder die Beschreibung dessen, was ist oder erscheint: der Nachweis eines Unterschiedes, der allein Gründe dafür bieten kann, an das Ereignis zu glauben. Indem er das Gegebene durch das Konstruierte ersetzt, ist der Künstler hier in der Konstruktion »</i></span><sup><a class="sdfootnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote22sym" name="sdfootnote22anc"><sup>22</sup></a></sup><span lang="de-DE">. Der Zuschauer, der keinen direkten Zugang zum Gegebenen hat, wird dazu gebracht, mit den Sachen ins Spiel zu treten. Er spielt mit dem Werk und wird von ihm gespielt. Das Werk macht aus seinem Betrachter ein Spielzeug. Wir sind mit dem Schönen in einer Spiel-Relation. Kant definierte das Kunstwerk mittels des interesseloses Wohlgefallens. Es verwandelt sich hier in interessanten Wunsch, Element des ästhetischen Spiels. Der Betrachter ist ein Spieler, und er spielt unter dem Zwang des Werks. Der Humor des in den Rang des Kunstwerks erhobenen Gekritzels setzt sich durch ein Spiel mit dem Zuschauer fort. Man hätte glauben können, dass mit den Volltonfarbflächen, und ihren Bezug auf gewisse Werke der Kunstgeschichte, eine direkt begreifbare Phänomenalität erneut am Werke ist. Aber das wird vom Künstler dementiert, der mit seinen Volltonfarbflächen ein letztes Mal eine Bewegung zwischen dem Gekritzel und den farbigen Stellen in dem Polyptychon in Gang setzt und weiter mit dem Zuschauer spielt. </span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span lang="de-DE"> </span></p>
</div>
<div style="clear: both;"><img style="border: none;" alt="" src="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/images/1x1-pixel.png" border="0" /></p>
<div id="sdfootnote1">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote1anc" name="sdfootnote1sym">1</a> Während in einer von Geoffroy Gross’ Referenzen, Emmanuel de Wittes Bild <i>La Nieuwe Kerk de Delft </i>von 1656, die Strukturierung aus den Architekturformen hervorgeht und eine gewisse Autonomie erlangt, die die Strukturierung des Bildes bewirkt, legt sich bei Gross die Strukturierung durch Teilungen einer Figur auf, die a priori nichts mit diesem Raster zu tun hat.</p>
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<div id="sdfootnote2">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote2anc" name="sdfootnote2sym">2</a> Unterredung mit Geoffroy Gross vom 30. Mai 2014. Es handelt sich um einen Verweis auf das Werk von Christine Buci-Glucksmann, <i>Philosophie de l&rsquo;ornement : d&rsquo;Orient en Occident, </i>Paris, Galilée, 2008.</p>
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<div id="sdfootnote3">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote3anc" name="sdfootnote3sym">3</a> Alois Riegl, <i>Die spätrömische Kunstindustrie nach den Funden in Österreich-Ungarn dargestellt</i> 1901 (letzte Ausgabe : <i>Spätrömische Kunst-Industrie</i>, Bremen, Europäischer Hochschulverlag, 2010).</p>
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<div id="sdfootnote4">
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote4anc" name="sdfootnote4sym">4</a> Stéphane Doré erwähnt anlässlich von Ellsworth Kellys <i>Colors for a Large Wall</i> (1951) «…die historische Originalität von <i>Colors for a Large Wall</i> und anderen Werken derselben Epoche, nämlich das Zusammentreffen vier verschiedener Strategien (« Readymade », Zufall, Modularraster „all over“, additive Elementarisierung), die alle dasselbe Ziel anstreben: die Entwicklung einer a-kompositorischen Vorgehensweise“ (Stéphane Doré, <i>Pour tableaux, catalogue</i>, Artboretum, 2009, er zitiert dort Yve-Alain Bois, « Kelly en France ou l’anti-composition dans ses divers états », in <i>Ellsworth Kelly : Les années françaises 1948-1954, </i>Paris, Jeu de Paume,1992, S.12.</p>
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<div id="sdfootnote5">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote5anc" name="sdfootnote5sym">5</a> Unterredung mit Geoffroy Gross vom 30. Mai 2014</p>
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<div id="sdfootnote6">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote6anc" name="sdfootnote6sym">6</a> <i>Idem</i></p>
</div>
<div id="sdfootnote7">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote7anc" name="sdfootnote7sym">7</a> Anne Cauquelin, <i>Court traité du Fragment &#8211; Usages de l’oeuvre d’art,</i> Paris : Aubier, 1986</p>
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<div id="sdfootnote8">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote8anc" name="sdfootnote8sym">8</a> Theodor W. Adorno, <i>Ästhetische Theorie, </i> Suhrkamp, Frankfurt a. M. 1970.</p>
</div>
<div id="sdfootnote9">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote9anc" name="sdfootnote9sym">9</a> Unterredung mit Geoffroy Gross vom 30. Mai 2014</p>
</div>
<div id="sdfootnote10">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote10anc" name="sdfootnote10sym">10</a> Jacques Derrida, « Point de folie – maintenant l’architecture », in <i>Psych</i><i>é – </i><i>Inventions de l</i><i>’</i><i>autre II</i>, Paris : Galilée, 1998 (Originalausgabe 1985) ; deutsche Ausgabe : <i>Psyche. </i><i>Erfindungen des Anderen II</i>, übersetzt von Markus Sedlaczek. Hg. Peter Engelmann, Passagen, Wien 2013</p>
</div>
<div id="sdfootnote11">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote11anc" name="sdfootnote11sym">11</a> Unterredung mit Geoffroy Gross vom 30. Mai 2014</p>
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<div id="sdfootnote12">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote12anc" name="sdfootnote12sym">12</a> <i>idem</i></p>
</div>
<div id="sdfootnote13">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote13anc" name="sdfootnote13sym">13</a> Georges Didi-Huberman, « Connaissance par le kaléidoscope -Morale du joujou et dialectique de l&rsquo;image selon Walter Benjamin », in <i>Études photographiques N</i><i>°</i><i>7 : Par les yeux de la science/Surr</i><i>é</i><i>alisme et photographie</i>, Mai 2000</p>
</div>
<div id="sdfootnote14">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote14anc" name="sdfootnote14sym">14</a> Theodor W. Adorno, <i>Op. cit.</i>, S. 133</p>
</div>
<div id="sdfootnote15">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote15anc" name="sdfootnote15sym">15</a><i>idem</i>, S. 201</p>
</div>
<div id="sdfootnote16">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote16anc" name="sdfootnote16sym">16</a><i>idem</i>, p. 231-232</p>
</div>
<div id="sdfootnote17">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote17anc" name="sdfootnote17sym">17</a> Text von Geoffroy Gross, 2011</p>
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<div id="sdfootnote18">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote18anc" name="sdfootnote18sym">18</a> <i>idem</i></p>
</div>
<div id="sdfootnote19">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote19anc" name="sdfootnote19sym">19</a> Gilles Deleuze, <i>Présentation de Sacher-Masoch</i>, Paris : éd. de Minuit, 2007; deutsche Übersetzung: <i>Sacher-Masoch und der Masochismus.</i> In: Leopold von Sacher-Masoch: <i>Venus im Pelz.</i> Insel, Frankfurt 1968, S. 163–281</p>
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<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote20anc" name="sdfootnote20sym">20</a> Gilles Deleuze, <i>Différence et répétition, </i>Paris : PUF, 2000 (Originalausgabe : 1968), deutsche Übersetzung: <i>Differenz und Wiederholung.</i> Fink, München 1992</p>
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<div id="sdfootnote21">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote21anc" name="sdfootnote21sym">21</a> Zourabichvili François, « Kant avec Masoch », in <i>Multitudes</i> 2/ 2006 (n<sup>o</sup> 25), S. 87-100</p>
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<div id="sdfootnote22">
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdfootnote22anc" name="sdfootnote22sym">22</a> <i>idem</i></p>
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		<title>Johannes Meinhardt, &#171;&#160;Le dessin comme réminiscence et expérience&#160;&#187;&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 28 May 2015 10:30:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour le hors-série de Laura, &#171;&#160;Die Verfertigung der Linie &#8211; La construction du trait&#160;&#187;, 2014   Johannes Meinhardt Le dessin comme réminiscence et expérience   1. Intention et invention Par ses tableaux, Geoffroy Gross se positionne dans l’histoire de la peinture moderne sur un plan tant critique que mémoriel ; en cela, il se réfère fondamentalement [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="advanced_wp_columns_wrapper null" style="margin: 0px; padding: 0px; width: 1000px;">
<div class="advanced_wp_column null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 470px;">
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<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-size: medium;">Pour le hors-série de Laura, </span><span style="font-size: medium;">&laquo;&nbsp;Die Verfertigung der Linie &#8211; La construction du trait&nbsp;&raquo;, 2014</span></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Johannes Meinhardt</span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Le dessin comme réminiscence et expérience </span></span></span></strong></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">1. Intention et invention</span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Par ses tableaux, Geoffroy Gross se positionne dans l’histoire de la peinture moderne sur un plan tant critique que mémoriel ; en cela, il se réfère fondamentalement à la peinture moderne non figurative, cette peinture radicalement abstraite (des années 10 aux années 60 du siècle dernier) qui a porté à son paroxysme le principe de composition – le tableau comme système autonome de la surface iconique, qui dispose les éléments purement picturaux à l’instar des éléments d’une langue et les ordonne en une structure compositionnelle. Mais Gross se réfère tout autant aux deux crises de la peinture abstraite survenues dans les années 10 et les années 60 (un peu plus tôt même chez Ellsworth Kelly) ; des crises notamment dues à ce que l’image idéalisée d’un auteur, d’un créateur qui s’articule et s’exprime, lui et son univers, au moyen de son langage pictural, était devenue de plus en plus suspecte. Ce sujet créateur, qui revendiquait son authenticité, son originalité et sa spontanéité, qui se réclamait d’une force créatrice idéaliste, se concevait comme un inventeur élaborant le langage nécessaire à son expression et réalisant ses intentions dans l’accomplissement de son œuvre. Geoffroy Gross renoue avec la remise en cause fondamentale de cette puissance d&rsquo;invention créative et de cette intentionnalité ; en introduisant désordres et irrégularités dans le processus de production, il tente de parvenir à se rendre spectateur – jusqu’à un certain degré – de l’instant où les images naissent quasi automatiquement, où, sous l’œil du spectateur, les images émanent de ces désordres et irrégularités induits dans les processus ordinaires, intentionnellement organisés.</span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">2. L’élaboration progressive de la ligne</span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">C’est pour cette raison que Geoffroy Gross a recours à plusieurs procédés successifs qui transforment la fabrication de la ligne et, ultérieurement, du tableau en un enchaînement de désordres, de décalages et de traductions. D’emblée, sa peinture s’engage dans une neutralisation absolue du sujet créateur. Sur des feuilles de papier d’assez petit format, A4 en général, sa main indifférente, à peine guidée, génère quelques arabesques, comme en passant : un geste circulaire de la main, en roue libre, itératif, asémantique, une production quasi physiologique n’engendrant pratiquement rien, sorte de dessin au point mort, sans invention ni intention, sans conscience du moment.</span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Ce gribouillage, ce mouvement à vide de la main avait déjà eu lieu sur une grille furtivement esquissée. Dans la deuxième phase du processus, les arabesques rapides, ni composées ni pensées, sont reportées au fusain sur un mur dans un format très agrandi. L’expansion du dessin modifie fondamentalement celui-ci : d’abord, il est désormais une copie, une réplique, quoique très amplifiée ; ensuite, le puissant agrandissement transforme le geste fluide de la main, inhérent au dessin initial, en un report contrôlé, graduel, qui entrave largement la perception d’une trace dynamique, homogène dans son inscription et, par là même, dans son tracé : cette perception est contrariée.</span></span></span></p>
<p lang="de-DE" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="fr-FR">Parallèlement, la grille furtivement esquissée est elle-même agrandie et systématisée : elle est convertie en un quadrillage de 35 cm sur 24 cm, format des tableautins que Geoffroy Gross va utiliser à l’étape suivante. Car dans une troisième phase, le dessin mural, qui formait encore une unité – certes moindre que celle d’une seule trace dynamique fluide –, est reporté sur un certain nombre de tableautins qui, au mur, font de la grille dessinée une grille sérielle de panneaux de taille identique. Le dessin mural est d’une part redoublé et entièrement masqué par son double ; d’autre part, il devient par là même tableau, polyptyque. Cela signifie aussi que la ligne agrandie de la peinture murale est maintenant découpée, divisée en fragments aléatoires dépendant du format et de la position des tableautins. Les fragments isolés, les dessins circonscrits à chaque tableautin, sont totalement incompréhensibles en termes de composition ; fragments contingents, ils déjouent toute tentative de trouver une unité d’invention, d’intention ou de composition. </span></span></span></span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Dans une nouvelle phase, le dessin au fusain morcelé entre les tableautins est transformé en une ligne brisée, visiblement composite : Geoffroy Gross recouvre le dessin de morceaux de scotch, droits et de même largeur, mais de longueur inégale. Cette ligne brisée, constituée de petites droites disposées selon divers angles plats et engendrant une sorte de polygone, ou plutôt une ligne polygonale, Geoffroy Gross en découpe les contours avec un instrument qu’il a fabriqué lui-même et qui comprend deux lames à distance fixe ; avec ce cutter double, il tente de suivre les courbes du dessin, ce qui n’est qu’en partie possible. La ligne ainsi produite est d’apparence complètement artificielle, elle oscille dans la perception entre le hasard et l’arbitraire ; elle donne l’impression d’une fausse intentionnalité, d’une construction qui vise à suggérer l’effet d’une ligne intentionnelle réalisée par des moyens inappropriés.</span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Les tableautins ayant été enduits de plusieurs couches de couleur blanche, le scotch est alors (cinquième phase) retiré et le dessin au fusain apparaît au creux d’un sillon – mais perturbé, en partie amputé ou masqué. Le dessin acquiert la matérialité de la gravure (mais non la spécificité du genre artistique), le caractère d’une fissure, d’une rainure, d’une cavité. La strie garde les contours de la ligne de scotch d’abord brisée, puis découpée, mais révèle simultanément en son fond le dessin au fusain, en partie amputé ou masqué ; contours et tracé du dessin sont en décalage.</span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">La sixième phase ne concerne plus le dessin, mais la surface du polyptyque : une grande partie des tableautins qui ne sont ni touchés ni traversés par le dessin, sont peints d’une couleur monochrome (à base de quatre pigments). La transformation des tableautins blancs en monochromes colorés n’obéit à aucune règle. Seul compte ici pour Geoffroy Gross que l’utilisation de la couleur modifie la perception du polyptyque sériel : dès lors naît une sorte de composition, une relation compositionnelle entre les sous-espaces de même taille, mais parfois de coloris différent. Ce moment compositionnel a beau être doublement prédéterminé – par la grille sérielle du polyptyque, qui dicte un format identique à tous les éléments colorés, et par le fait que seuls les tableautins non pénétrés par le dessin puissent devenir monochromes –, il se produit là un moment qui rompt le statisme sériel de la grille et qui lui confère irrégularité et dynamisme.</span></span></span></p>
</div>
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<div class="advanced_wp_column null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 470px;">
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">3. Présence et absence </span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Le mode de fonctionnement traditionnel des grilles est contrecarré par les éléments monochromes ; la grille se charge en tensions colorées, compositionnelles – car la perception voit d’une manière compositionnelle, dès que des éléments visuels sont mis en relation les uns avec les autres, sans se soucier de savoir si un travail de composition a réellement eu lieu ou si la « composition » n’est que le résultat de procédures, du hasard ou de l’arbitraire. Le spectateur adopte une attitude esthétique qui place tous les éléments d’une surface déterminée en une interaction infinie ; les tensions compositionnelles sont totalement présentes dans le regard, maintenues dans la simultanéité de l’attitude esthétique qui saisit la réalisation virtuelle de toutes ces relations ou tensions comme potentialité. Face au tableau, le spectateur est entièrement dans le présent (et présent à lui-même, comme l’a montré Barnett Newman). Pour Geoffroy Gross, chaque surface colorée du polyptyque fait office de nœud dynamique, de point de ralentissement, d’arrêt ou d’accélération du regard.</span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Mais outre la perception compositionnelle (perception qui, lors de la genèse du tableau, était de fait a-compositionnelle, voire anti-compositionnelle) de la présence du tableau dans l’attitude esthétique, se manifeste aussi la perception du dessin dans le tableau, de la ligne complexe, comme perception d’une absence multiple et progressive. La réalité de la ligne – réalité non présente, simplement indiquée, évoquée – n’est pas perçue et comprise dans le cadre d’une attitude esthético-compositionnelle, mais appréhendée comme trace d’une inscription première dans le cadre d’une attitude spécifique sur les indices du passé. La ligne comme trace inscrite ou comme tracé est déjà signe d’absence, non au sens où le référent, l’objet visé peut être absent, tels les symboles ou les signes linguistiques, mais au sens causal indiciel où celui qui est à l’origine de la trace, ou plutôt l’origine même de la trace est absente dans la trace ; car celle-ci se contente de signaler celle-là.</span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> Toutefois, cette trace première a elle-même disparu dans un processus de recouvrements et de transformations qui, en une série d’étapes, a fabriqué peu à peu la ligne visible. Les différentes étapes de cette mutation qui ont respectivement recouvert ou transformé la ligne précédente, sont parfois aisées à reconstituer par indicialité, mais parfois quasi impossibles (c’est le cas du premier petit gribouillage furtif) ; nous nous trouvons devant un échelonnement d’indices et de superpositions de couches qui renvoient à la genèse d’une ligne dont les prémices disparaissent dans une origine inaccessible, ou simplement décelable par le biais de l’imagination.</span></span></span></p>
<p lang="de-DE" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="fr-FR"> Outre la présence de l’apparition esthétique et l’absence multiple de la trace indicielle, il existe dans la peinture de Geoffroy Gross un autre jeu subtil entre présence et absence : un jeu avec l’histoire de la peinture moderne, et en particulier avec les stratégies qu’elle déploie pour échapper à l’intentionnalité et à l’invention. En travaillant avec des gribouillages aussi asémantiques, aussi dénués d’expression, de sens et de composition que possible ; avec la copie d’éléments imposés, déjà faits (</span></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="fr-FR"><i>already made</i></span></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span lang="fr-FR">) ; avec la brisure de la ligne au moyen des transformations les plus diverses ; avec la grille sérielle des tableautins ; avec le hasard (dans le découpage de la ligne par la grille) – il rappelle certaines questions centrales de l’histoire de l’art moderne, notamment celles liées au contexte des deux grandes crises de la modernité. Les œuvres auxquelles il est ainsi fait allusion, qu’il s’agisse d’ensembles ou de travaux singuliers, peuvent jusqu’à un certain point se lire comme des signes iconiques : le référent est absent (car masqué par le signe iconique), mais le signifiant lui ressemble en certains égards (une dénotation affaiblie) ; d’autre part, on peut les décrire comme une superposition de strates (strates matérielles dans le tableau, mais aussi strates dans le sens psychanalytique de métaphores de la mémoire), comme une surface sous laquelle on voit poindre une strate plus profonde, masquée, sorte de palimpseste dans lequel les traces de l’inscription plus ancienne et (topologiquement) plus profonde ne sont plus guère décelables. Cette forme de réminiscence s’efforce de conserver l’histoire de la peinture abstraite – non de l’archiver, mais d’en maintenir accessibles la réalité et la potentialité.</span></span></span></span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Traduction française : Françoise Guiguet</span></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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		<title>Johannes Meinhardt, &#171;&#160;Zeichnung als Erinnerung und Erfahrung&#160;&#187;&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 28 May 2015 10:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Laura Sonderausgabe, &#171;&#160;Die Verfertigung der Linie &#8211; La construction du trait&#160;&#187;, 2014   Johannes Meinhardt Zeichnung als Erinnerung und Erfahrung   1. Intention und Invention Geoffroy Gross situiert sich mit seinen Gemälden sowohl kritisch als auch erinnernd in der Geschichte der modernen Malerei; dabei bezieht er sich grundsätzlich auf die moderne, nichtgegenständliche Malerei, jene radikal [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="advanced_wp_columns_wrapper null" style="margin: 0px; padding: 0px; width: 1000px;">
<div class="advanced_wp_column null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 470px;">
<style type="text/css"></style>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-size: medium;">Laura Sonderausgabe, </span><span style="font-size: medium;">&laquo;&nbsp;Die Verfertigung der Linie &#8211; La construction du trait&nbsp;&raquo;, 2014</span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Johannes Meinhardt</span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><strong><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Zeichnung als Erinnerung und Erfahrung</span></span></strong></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">1. Intention und Invention</span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Geoffroy Gross situiert sich mit seinen Gemälden sowohl kritisch als auch erinnernd in der Geschichte der modernen Malerei; dabei bezieht er sich grundsätzlich auf die moderne, nichtgegenständliche Malerei, jene radikal abstrakte Malerei (von den zehner bis zu den sechziger Jahren des letzten Jahrhundert), welche die Kategorie der Komposition auf ihren Höhepunkt geführt hatte – das Gemälde ist ein autonomes System der Bildfläche, das rein pikturale Elemente analog zu den Elementen einer Sprache zusammenstellt und in eine kompositionelle Konstellation überführt. Aber ebenso bezieht er sich auf die beiden Krisen der abstrakten Malerei, die in den zehner und in den sechziger Jahren (bei Ellsworth Kelly schon etwas früher) einsetzten; Krisen, die unter anderem dadurch ausgelöst worden waren, dass die idealistische Vorstellung von einem Autor, einem Schöpfer, der sich und seine Welt mit Hilfe seiner pikturalen Sprache artikuliert oder ausdrückt, problematisch geworden war. Dieses Schöpfersubjekt, das sich auf seine Authentizität, Originalität und Spontaneität berief, auf eine idealistische Schöpfungskraft, verstand sich als Erfinder, der die Sprache seines Ausdrucks erfand und im Schaffen des Werks seine Intentionen realisierte. Geoffroy Gross knüpft an die grundsätzliche Infragestellung dieser schöpferischen Inventionskraft und Intentionalität an; er versucht, durch Störungen und Abweichungen im Produktionsprozess dazu zu kommen, selbst – bis zu einem gewissen Grad – Zuschauer dabei zu werden, wie Bilder quasi von selbst entstehen, wie vor dem Auge des Betrachter Bilder aus den Störungen und Abweichungen der üblichen, intentional gesteuerten Prozesse hervorgehen. </span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">2. Die allmähliche Verfertigung der Linie </span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Deswegen verwendet Geoffroy Gross unterschiedliche, aufeinander folgende Verfahrensweisen, die die Herstellung der Linie und später des Gemäldes zu einer Abfolge von Störungen, Umwegen und Übersetzungen machen. Seine Malerei beginnt, schon in ihrem ersten Schritt, mit einem radikalen Außer-Kraft-Setzen des schöpferischen Subjekts. Auf relativ kleinen Papierblättern, meist vom Format DIN A4, bringt seine desinteressierte, kaum gesteuerte Hand, wie nebenbei, einige Schleifen hervor: ein asemantisches, leerlaufendes, in sich repetitives Kreisen der Hand, eine fast physiologische Produktion, die fast schon fast nichts erzeugt, fast schon ein Zeichnen am Nullpunkt, ohne Invention, ohne Intention, ohne aktuelles Bewusstsein. </span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Dieses Gekritzel, diese leere Bewegung der Hand hatte schon auf einem flüchtig hingezeichneten Gitter stattgefunden. Im zweiten Schritt des Verfahrens werden diese schnellen, unkomponierten, ungedachten Schleifen mit Kohle sehr viel größer auf einer Wand nachgezeichnet. Dieses Aufblasen der Zeichnung verändert sie grundsätzlich: erstens ist sie jetzt eine Kopie, eine, wenn auch sehr vergrößerte Nachbildung; und zweitens wird durch die starke Vergrößerung die in der Ausgangszeichnung flüssige Bewegung der Hand zu einem stückweisen, kontrollierten Aufbringen, das die Wahrnehmung einer in ihrer Einschreibung und damit auch in ihrem Verlauf identischen Bewegungspur sehr erschwert: diese Wahrnehmung wird gestört. </span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Dabei wird das flüchtig gezeichnete Gitter seinerseits vergrößert und systematisiert: dieses Gitter wird in ein Raster von 35 cm x 24 cm überführt, das Maß der kleinen Leinwände, die Geoffroy Gross im nächsten Schritt verwendet. Denn in einem dritten Schritt wird die Wandzeichnung, die immer noch eine Einheit bildete – wenn auch nicht mehr die Einheit einer einzigen flüchtigen Bewegungsspur –, auf eine Anzahl von kleinen Leinwänden übertragen, die das gezeichnete Gitter in ein serielles Gitter aus gleichgroßen Tafeln auf der Wand transformieren. Die Wandzeichnung wird zum einen verdoppelt und durch ihr Double vollständig verdeckt, zum anderen aber wird sie dadurch in ein Tafelbild, ein Polyptychon transformiert. Das heißt aber auch, dass die aufgeblasene Linie der Wandmalerei jetzt fragmentiert, in durch das Format und die Position der kleinen Leinwände determinierte, zufällige Fragmente zerlegt wird. Diese einzelnen Fragmente, die Zeichnungen auf je einer kleinen Tafel, sind kompositorisch völlig unverständlich; als kontingente Fragmente widersprechen sie jedem Versuch, die Einheit einer Invention, einer Intention oder einer Komposition zu finden. </span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Die fragmentierte Kohlezeichnung auf den kleinen Tafeln wird in einem nächsten, vierten Schritt in eine gebrochene, sichtbar zusammengesetzte Linie transformiert; Geoffroy Gross deckt die Zeichnung mit unterschiedlich langen, immer gleich breiten und geraden Abschnitten von Klebeband ab. Die so entstehende Linie besteht aus kurzen Geraden, die in unterschiedlichen, flachen Winkeln zueinander stehen und auf diese Weise eine Art Vieleck – oder eher eine vieleckige Linie – ergeben. Diese Linie beschneidet Geoffroy Gross an den Außenkanten mit einem selbstverfertigten Gerät, das mit zwei Klingen in festem Abstand arbeitet; mit diesem doppelten Schneidegerät versucht er, den Kurven der Zeichnung nachzugehen, was nur beschränkt möglich ist. Die Linie, die so entsteht, wirkt völlig artifiziell und schwankt in der Wahrnehmung zwischen zufällig und willkürlich; sie vermittelt den Eindruck einer falschen Intentionalität, einer Konstruktion, die den Effekt einer intentionalen Linie mit ungeeigneten Mitteln zu suggerieren versucht.</span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Nachdem nun die kleinen Tafeln mit mehreren Beschichtungen mit weißer Farbe überzogen wurden, wird (fünfter Schritt) das Klebeband wieder abgezogen und die Kohlezeichnung tritt – allerdings gestört, teilweise abgeschnitten oder überdeckt – in einer Vertiefung zu Tage; sie nimmt die Materialität (nicht den Gattungscharakter) von Druckgraphik an, den Charakter eines Risses, einer Einkerbung, einer Aushöhlung. Diese Kerbe bewahrt die Konturen des aus geraden Stücken zusammengesetzten, dann gekurvt beschnittenen Klebebands und zeigt zugleich, in ihrem Grund, die teilweise abgeschnittene oder überdeckte Kohlezeichnung; Kontur und Verlauf des Zuges klaffen auseinander. </span></span></p>
</div>
<div class="advanced_wp_gutter null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 60px;"><img style="border: none;" alt="" src="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/images/1x1-pixel.png" border="0" /></div>
<div class="advanced_wp_column null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 470px;">
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> Der sechste Schritt betrifft nicht mehr die Zeichnung, sondern die Fläche des Polyptychons: ein größerer Teil derjenigen kleinen Tafeln, die nicht von der Zeichnung berührt oder durchquert werden, wird monochrom farbig bemalt (ausgehend von vier Pigmenten). Diese Transformation weißer in farbig monochrome Tafeln folgt keiner Regel. Wichtig ist Geoffroy Gross dabei vor allem, dass der Einsatz der Farbe die Wahrnehmung des seriellen Polyptychons verändert: jetzt entsteht eine Art Komposition, eine kompositionelle Beziehung der gleichgroßen, aber teilweise farblich unterschiedenen Teilflächen. Auch wenn dieses kompositionelle Moment doppelt prädeterminiert ist, durch das serielle Gitter des Polyptychons (damit ist immer dasselbe Format der farbigen Elemente vorgegeben) und dadurch, dass nur von der Zeichnung nicht erfasste Tafeln monochrom werden können, entsteht nun aber ein Moment, das die serielle Statik des Gitters aufreißt und ihm Unregelmäßigkeit und Dynamik verleiht. </span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">3. Präsenz und Absenz</span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Die traditionelle Funktionsweise von Gittern wird durch die monochrom farbigen Gitterelemente konterkariert; das Gitter lädt sich auf mit farblichen, kompositionellen Spannungen – denn die Wahrnehmung sieht kompositionell, sobald visuelle Elemente zueinander in Beziehung gestellt werden, unabhängig davon, ob tatsächlich kompositionelle Arbeit geleistet wurde oder die `Komposition´ nur ein Effekt von Verfahrensweisen, Zufall oder Willkür ist. Der Betrachter nimmt eine ästhetische Einstellung ein, der alle Elemente einer determinierten Fläche in einem unendlichen Wechselspiel wahrnimmt; die kompositionellen Spannungen sind völlig präsent im Blick, werden in der Gleichzeitigkeit der ästhetischen Einstellung gehalten, welche die virtuelle Realisierung aller dieser Beziehungen oder Spannungen als Potentialität mitumfasst. Gegenüber dem Gemälde ist der Betrachter ganz in der Gegenwart (und auch selbst, sich selbst präsent, wie Barnett Newman zeigte). Dabei fungiert, für Geoffroy Gross, jede farbig monochrome Fläche im Polyptychon als dynamischer Knotenpunkt, als Punkt der Verlangsamung, des Innehaltens oder der Beschleunigung des Blicks. </span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Neben die kompositionelle – in der Entstehung des Gemäldes faktisch akompositionelle oder sogar antikompositionelle – Wahrnehmung der Präsenz des Gemäldes in der ästhetischen Einstellung tritt aber zugleich die Wahrnehmung der Zeichnung im Gemälde, der komplexen Linie, als Wahrnehmung einer mehrfachen und gestaffelten Absenz. Die nicht präsente, sondern mehrfache nur angezeigte oder indizierte Realität der Linie wird nicht im Rahmen einer kompositonell-ästhetischen Einstellung wahrgenommen und verstanden, sondern, als Spur einer ersten Einschreibung, im Rahmen einer spezifischen Einstellung auf Indexe der Vergangenheit. Linie als eingeschriebene Spur oder als Zug ist selbst schon ein Zeichen der Abwesenheit, aber nicht im dem Sinn, wie in Symbols, in Sprachzeichen, der Referent, der intendierte Gegenstand, abwesend sein kann, sondern in jenem kausal-indexikalischen Sinn, dass der Verursacher der Spur, oder, genauer, die Ursache der Spur in der Spur abwesend ist; diese weist nur auf jene hin. </span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> Aber auch diese erste Spur ist ihrerseits in einem Prozess der Überdeckungen und Transformationen untergegangen, der in einer Reihe von Schritten die sichtbare Linie erst allmählich verfertigt hat. Die einzelnen Schritte der Transformation, die jeweils eine vorhergehende Linie verdeckt oder verändert haben, lassen sich teilweise gut indexikalisch erschließen, teilweise auch kaum mehr (so die erste, kleine und flüchtige Kritzelei); wir stehen vor einer Staffelung von Indexen und Schichtungen von Überlagerungen, die auf eine Entstehungsgeschichte der Linie verweisen, deren Anfänge in einem unzugänglichen oder nur phantasmatisch erschließbaren Ursprung verschwinden. </span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> Neben der Präsenz der ästhetischen Erscheinung und der vielfachen Absenz der indexikalischen Spur gibt es in der Malerei von Geoffroy Gross noch ein weiteres Spiel, das zwischen Präsenz und Absenz schillert: ein Spiel mit der Geschichte der modernen Malerei, insbesondere mit deren Strategien, der Intentionalität und der Invention zu entkommen. Indem er mit möglichst asemantischer, ausdrucks-, aussage- und kompositionsloser Kritzelei arbeitet; mit dem Kopieren vorgegebener, schon verfertigter (already made) Elemente; mit der Brechung der Linie durch unterschiedlichste Transformationen; mit dem seriellen Gitter der kleinen Leinwände; mit dem Zufall (in der Zerlegung der Linie durch das Gitter) – erinnert er an zentrale Positionen der modernen Kunstgeschichte, vor allem aus dem Kontext der beiden großen Krisen der Moderne. Die Werke und manchmal sogar einzelnen Arbeiten, die auf diese Weise angespielt werden, lassen sich bis zu einem gewissen Grad als ikonische Zeichen verstehen: der Referent ist abwesend (vor allem durch das ikonische Zeichen verdeckt), aber der Signifikant ist ihm irgendwie ähnlich (eine geschwächte Denotation); zum anderen lassen sie sich als Schichtung beschreiben (materielle Schichtung im Gemälde und zugleich Schichtung im Sinne der psychoanalytische Metaphorik der Erinnerung); als Oberfläche, hinter der eine tiefere, verdeckte Schicht aufscheint, eine Art Palimpsest, in dem die Spuren der früheren und – topologisch – tieferen Einschreibung nur noch beschränkt erschließbar sind. Ein solches Erinnern aber versucht, die Geschichte der abstrakten Malerei zu bewahren; nicht sie zu archivieren, sondern ihre Realität und Potentialität offen zu halten.</span></span></p>
</div>
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		<title>Jérôme diacre, &#171;&#160;La construction du trait &#8211; Une poétique de la ligne&#160;&#187;&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 28 May 2015 09:30:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour le hors-série de Laura, &#171;&#160;Die Verfertigung der Linie &#8211; La construction du trait&#160;&#187;, 2014   Jérôme Diacre La construction du trait &#8211; Une poétique de la ligne   « Par un tracé hardi, simplifié, continu, la forme est affirmée, et ce jugement plaît. Mais il y a bien autre chose à dire de la ligne ; [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="advanced_wp_columns_wrapper null" style="margin: 0px; padding: 0px; width: 1000px;">
<div class="advanced_wp_column null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 470px;">
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<p style="font-style: normal; font-weight: normal; page-break-inside: avoid;"><span style="font-size: medium;">Pour le hors-série de Laura, </span><span style="font-size: medium;">&laquo;&nbsp;Die Verfertigung der Linie &#8211; La construction du trait&nbsp;&raquo;, 2014</span></p>
<p style="font-style: normal; font-weight: normal; page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></span></p>
<p style="font-style: normal; font-weight: normal; page-break-inside: avoid;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Jérôme Diacre</span></span></span></p>
<p style="font-style: normal; font-weight: normal; page-break-inside: avoid;"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">La construction du trait &#8211; Une poétique de la ligne</span></span></span></strong></p>
<p style="page-break-inside: avoid; widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid; widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">« Par un tracé hardi, simplifié, continu, la forme est affirmée, et ce jugement plaît. Mais il y a bien autre chose à dire de la ligne ; c’est le signe humain et la plus forte expression du jugement peut-être. »</span></span></span></p>
<p style="page-break-inside: avoid; widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Alain, </span><span style="color: #000000;"><i>Système des beaux-arts</i></span></span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Geoffroy Gross est un peintre à la fois méthodique et intuitif. Sa pratique témoigne tout autant d’un calcul rigoureux que de la liberté du trait. Au cœur de ses œuvres, il parvient à produire des formes abstraites qui allient systématiquement la grâce et la spontanéité, l’harmonie et la construction minutieuse.</span></span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Lorsque l’on regarde les tableaux de Geoffroy Gross, c’est la ligne qui attire très vite l’attention. En 2009, pour la publication de son catalogue au lieux d’art contemporain l’Artboretum, Geoffroy Gross a privilégié le détail d’une ligne sur la couverture. Il montre une image rapprochée de la ligne noire qu’il peint sur les tableautins de ses polyptyques à l’endroit précis de sa coupure et de sa jonction avec un autre élément du polyptyque. Ses œuvres sont des compositions réalisées à partir d’un nombre relativement important de petits tableaux, dits tableautins. C’est une sorte de mosaïque régulière, un assemblage géométrique de toiles tendues sur châssis qui, juxtaposés forment un vaste ensemble. Certains tableautins sont blancs et traversés par une ligne noire, d’autres sont des monochromes blancs ou de couleur. Alors la ligne occupe un statut particulier. Elle est à la fois détail, fissure, mouvement, partage et lien.</span></span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Le choix d’avoir placé en couverture du catalogue une image rapprochée de la ligne est décisif. Ce détail définit clairement une orientation du regard. C’est la </span><span style="color: #000000;"><i>construction</i></span><span style="color: #000000;"><i> du trait</i></span><span style="color: #000000;"> qui est mise en avant. Il ne s’agit pas seulement de penser le détail comme la trace ostentatoire de l’archive ou du témoignage de la création dans son processus. C’est une matérialité, une épaisseur et un grain qui permettent de rompre avec le formalisme apparent des compositions. La ligne est un choix, et c’est en ce sens qu’elle coïncide avec le détail. Si c’est à une histoire de la ligne que nous sommes conviés, elle est celle d’une histoire de choix et d’engagements, une histoire de liberté et de désirs. Daniel Arasse, dans son ouvrage </span><span style="color: #000000;"><i>Le Détail / Pour une histoire rapprochée de la peinture</i></span><span style="color: #000000;"> conclut son propos ainsi :</span></span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>« Le détail est dans le tableau comme est dans la langue, selon Roland Barthes, le vocable ; sa « brillance », sa « différence », sa « puissance de fissure, de séparation », font surgir une « valeur » qui n’a rien à voir avec un « savoir », un désir de peinture qui n’est pas dans le tableau par les détails « qui le représentent, qui le racontent », mais par des détails « suffisamment découpés, suffisamment brillants, triomphants ». »</i></span></span></span><sup><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><a class="sdendnoteanc" href="#sdendnote1sym" name="sdendnote1anc">1</a></span></span></span></sup></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Par cette phrase de Daniel Arasse nous parle de sa passion pour la peinture et de l’humilité indispensable au critique et à l’historien d’art. Les expressions « puissance de fissure » et les qualificatifs « découpés, brillants, triomphants » disent aussi quelque chose de la ligne. La ligne a pour fonction d’apparaître comme un détail qui se coupe, s’arrache, s’extrait d’un fond ou d’un ensemble homogène. C’est une surprise suffisamment articulée, savamment précise et dissidente qui fait coïncider ligne et détail. Cette manière est ancienne. Chez Tiepolo par exemple, les angelots sont entourés d’un fin trait noir qui découpe les teints pâles de la peau du fond d’un ciel non moins pâle et insipide. Cette sorte d’outrage, que l’on a vite qualifié de grossièreté rococo, rappelle que la ligne dessine, distingue, souligne mais aussi </span><span style="color: #000000;"><i>arrache à l’indifférencié</i></span><span style="color: #000000;"> le sujet qui mérité d’être observé. Presque invisible, elle produit un relief… peut-être insidieusement. Sur les parois de Lascaux ou de Chauvet, la boue crachée puis étalée par des mains dont on sait aujourd’hui qu’il s’agissait de celles de femmes et d’enfants prend forme par la ligne noire et dure du charbon de bois. La toison des animaux représentés qui mêle les blancs aux beiges jusqu’à l’orangé, proches du gris de la pierre qui lui sert de support, se trouve ainsi reprise dans un contour insistant, celui de la silhouette, de l’allégorie et de l’incantation. La ligne est alors la fissure qui invente et découpe un </span><span style="color: #000000;"><i>espace sacré</i></span><span style="color: #000000;">. </span></span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Dans son poème en prose « l’avènement de la ligne », René Char parle de Mirò qui fait partie des « Alliés substantiels »</span></span></span><sup><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><a class="sdendnoteanc" href="#sdendnote2sym" name="sdendnote2anc">2</a></span></span></span></sup><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">. Il décrit ainsi la ligne dans sa manifestation la plus événementielle : </span></span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><i>« Sur la surface intacte, la ligne pointe la première. Trait qui portera jusqu’au bout son apparition et ne s’interrompra que l’ayant circonscrite, à l’endroit précis où la fin s’annule dans le commencement, il sera d’emblée ligne continue, mise au jour progressive d’une liberté et en même temps jouissance de cette liberté et en même temps désir de confondre jouissance et liberté, de cerner leur commune substance et leur commune subversion. » </i></span></span></span></p>
</div>
<div class="advanced_wp_gutter null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 60px;"><img style="border: none;" alt="" src="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/images/1x1-pixel.png" border="0" /></div>
<div class="advanced_wp_column null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 470px;">
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"> </span></span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"> </span></span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"> </span></span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"> </span></span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"> </span></span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"> </span></span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">La liberté du trait, Geoffroy Gross la partage avec Mirò. Mais contrairement aux œuvres de ce dernier, comme </span><span style="color: #000000;"><i>La sieste</i></span><span style="color: #000000;"> de 1925 où les lignes traversent de part en part le tableau</span><span style="color: #000000;"><i>, </i></span><span style="color: #000000;">« la fin s’annulant dans le commencement », les lignes de Geoffroy Gross restent dans l’espace construit par le polyptyque. Elle traverse effectivement les tableautins de part en part mais elle a un début et une fin. Elle forme un mouvement circonscrit. En revanche, la subversion est davantage celle du « saut » qu’elle opère d’un tableautin à l’autre. C’est l’autre élément du détail et l’autre surprise de l’observation de ses polyptyques : la ligne se poursuit par-delà les frontières entre tableautins, elle traverse le creux, le vide, l’absence et de l’autre côté, </span><span style="color: #000000;"><i>elle tombe juste puisqu’elle se veut mouvement continu</i></span><span style="color: #000000;">. Devant les </span><span style="color: #000000;"><i>Concetto Spaziale</i></span><span style="color: #000000;"> de Fontana, l’expérience de la fente, de la coupure rend compte de l’inachèvement du vide. L’ouverture de la toile par un coup de lame ou par la perforation est moins un geste de destruction et une façon de hisser le tableau au statut d’objet que l’effraction d’une autre dimension, une profondeur insoupçonnée. Cette béance, noire et étrange, résultat d’un accident sublimé, accorde au regard une perspective différente : la peinture est marquée par une nouvelle ligne de faille, une fracture sombre comme une magie noire en écho aux papiers perforés et brulés, sortilèges et maléfices qu’Antonin Artaud adressait aux personnalités. Mais si la ligne doit être fissure et béance, c’est avec </span><span style="color: #000000;"><i>Flatland</i></span><span style="color: #000000;"> de Habbott qu’il faut peut-être chercher les motifs d’un autre savoir. Dans son introduction au roman, Giorgio Manganelli présente la singularité de ce roman comme un « univers de visions tragiques et gnostiques, d’inventions à mi-chemin entre le cauchemar et la satire, entre l’énigme et l’idée platonique, […] une carte fictive ; pour la tracer il a fallu une pédanterie géniale, une fantaisie visionnaire, une folie déductive digne d’un moine. » De quel récit s’agit-il ? Celui d’un voyage au cœur d’un monde à deux dimensions. L’intérêt ici est d’écouter ce que ce personnage (un triangle) écrit à propos de sa visite à Lineland, le pays à une seule dimension : </span></span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i>« A ces mots, je me mis à déplacer mon corps vers l’extérieur de Lineland. Tant qu’une partie de moi-même demeurait dans son empire et sous ses regards, le Roi s’exclamait sans cesse : « je vous vois, je vous vois toujours, vous n’avez pas bougé ». Mais quand je fus enfin sorti de sa Ligne, il cria de sa voix la plus aiguë : « elle a disparu ; elle est morte. – Je ne suis pas mort, répliquai-je. Je suis sorti de Lineland, c’est-à-dire de la Ligne que vous appelez Espace, et je suis dans le véritable Espace où je peux voir les choses telles qu’elles sont. »</i></span></span></span><sup><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><a class="sdendnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdendnote3sym" name="sdendnote3anc"><sup>3</sup></a></span></span></span></sup></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Etre dans la ligne ou hors de la ligne définit une certaine façon de « voir les choses telles qu’elles sont » ou telles que nous croyons qu’elles sont. C’est en ce sens que Manganelli évoque une « idée platonique ». Pour comprendre l’ « Allégorie de la caverne » du Livre VII de </span><span style="color: #000000;"><i>La République</i></span><span style="color: #000000;"> de Platon, il faut d’abord lire la toute fin du Livre VI et sa théorie de « la ligne ». Socrate y définit la réalité, la connaissance et la justice grâce au partage d’une ligne en segments qui, chacun, distinguent le monde visible, celui des illusions et croyances d’avec celui du monde intelligible, celui de la vérité et du savoir. La ligne devient donc frontière, position critique, discrimination. Chaque segment de la ligne suppose alors un passage, un déplacement, à la fois du regard et de la pensée. </span></span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">La ligne établit une séparation mais aussi une jonction possible. Elle divise mais définit aussi une unité, c’est-à-dire l’unité d’un monde plus vaste qui rassemble des pensées et des temps différents. La ligne devient sens et signe ou encore ce que l’on pourrait appeler </span><span style="color: #000000;"><i>le lien</i></span><span style="color: #000000;"> – </span><span style="color: #000000;"><i>trait d’union </i></span><span style="color: #000000;">entre le présent et le passé, le rêve et la réalité, l’art et l’industrie, le </span><span style="color: #000000;"><i>modern style </i></span><span style="color: #000000;">et la tradition. Cela, c’est W. Benjamin qui le trouve dans ses observations des « passages » parisiens des années 1920. Dans ces espaces particuliers, lignes qui traversent discrètement Paris d’un boulevard à un autre, d’un arrondissement à un autre, un monde voit le jour durant le XIX</span><span style="color: #000000;"><sup>ème</sup></span><span style="color: #000000;"> avec ses commerces, ses artisans, ses traditions et ses marchandises. L’étude des passages par Benjamin correspond à la description d’un monde onirique qui serait « un essai de technique du réveil », « une tentative dialectique de la remémoration ». L’expérience de la ligne comme passage est décisive. Le limes, le sentier, le passage, le chemin entre deux frontières, intervalle, dérive, prolongement d’un bord à l’autre, frange… la ligne témoigne toujours de cette même subversion. Le passage est une voie détournée, secrète et protégée. C’est un peu ce qui se joue ici, dans la revue qui accompagne l’exposition de Geoffroy Gross à la</span><span style="color: #000000;"><span lang="de-DE"> Anhaltische Gemäldegalerie de Dessau-Roßl</span></span><span style="color: #000000;">au qui possède une grande collection de gravures parmi lesquelles une gravure de Lukas Cranach der Ältere, </span><span style="color: #000000;"><i>Die Heilige Margarethe</i></span><span style="color: #000000;"> (1513). Il faudrait insister sur la nature du trait et de la ligne en gravure ; bien différente de celle des dessins au fusain et à la mine de plomb de Geoffroy Gross. Mais ce que le musée parvient à opérer en établissant ce type de rapprochement, c’est vraisemblablement de placer dans un même espace, à l’image des </span><span style="color: #000000;"><i>Passages parisiens </i></span><span style="color: #000000;">du point de vue de la marchandise, une histoire dialectique du geste où le fétichisme retrouve son questionnement entre intimité créatrice et médiation institutionnelle.</span></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="sdendnote1">
<p style="page-break-inside: avoid; page-break-before: always;"><a class="sdendnotesym" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdendnote1anc" name="sdendnote1sym">1</a><span style="font-size: small;"> Daniel Arasse, <i>Le Détail / pour une histoire rapprochée de la peinture</i>, Paris, Flammarion, 1996, p. 17.</span></p>
<p style="page-break-inside: avoid;"><span style="font-size: small;"> Roland Barthes, <i>Sollers écrivain</i>, Paris, Seuil, 1978, p. 387.</span></p>
<p style="page-break-inside: avoid; page-break-before: always;"><a class="sdendnotesym" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdendnote2anc" name="sdendnote2sym">2</a><span style="font-size: small;"> René Char, <i>Recherche de la base et du sommet, </i>« Alliés substantiels », Paris Gallimard, 1955.</span></p>
</div>
<div id="sdendnote2">
<p style="page-break-inside: avoid; page-break-before: always;"><a class="sdendnotesym" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdendnote3anc" name="sdendnote3sym">3</a><span style="font-size: small;"><i> Flatland / une Fantaisie en Plusieurs Dimensions</i>, Edwin A. Abbott, Paris, Anatolia Editions, 1996, p. 105 </span></p>
</div>
</div>
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</div>
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		<title>Jérôme Diacre, &#171;&#160;Die Verfertigung der Linie – Eine Poetik der Linie&#160;&#187;&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 28 May 2015 09:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Laura Sonderausgabe, &#171;&#160;Die Verfertigung der Linie &#8211; La construction du trait&#160;&#187;, 2014   Jérôme Diacre Die Verfertigung der Linie – Eine Poetik der Linie &#160; &#160; « Mittels einer kühnen, vereinfachten und stetigen Linienführung wird die Form behauptet, und dieses Urteil gefällt. Aber es gibt noch viel anderes über die Linie zu sagen; es handelt sich [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="advanced_wp_columns_wrapper null" style="margin: 0px; padding: 0px; width: 1000px;">
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<p lang="de-DE" style="font-style: normal; font-weight: normal;"><span style="font-size: medium;">Laura Sonderausgabe, </span><span style="font-size: medium;">&laquo;&nbsp;Die Verfertigung der Linie &#8211; La construction du trait&nbsp;&raquo;, 2014</span></p>
<p lang="de-DE" style="font-style: normal; font-weight: normal;"><span style="font-size: medium;"> </span></p>
<p lang="de-DE" style="font-style: normal; font-weight: normal;"><span style="font-size: medium;">Jérôme Diacre</span></p>
<p lang="de-DE" style="font-style: normal; font-weight: normal;"><strong><span style="font-size: medium;">Die Verfertigung der Linie – Eine Poetik der Linie</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p lang="de-DE"><span style="font-size: medium;">« Mittels einer kühnen, vereinfachten und stetigen Linienführung wird die Form behauptet, und dieses Urteil gefällt. Aber es gibt noch viel anderes über die Linie zu sagen; es handelt sich vielleicht um das menschliche Zeichen und den stärksten Ausdruck des Urteils“. </span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><span lang="de-DE">Alain, </span><span lang="de-DE"><i>System der Schönen Künste</i></span></span></p>
<p lang="de-DE" style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Geoffroy Gross ist ein gleichzeitig methodischer und intuitiver Maler. Seine Vorgehensweise zeugt sowohl von einem strengen Kalkül als auch von der Freiheit der Linie. Im Mittelpunkt seiner Werke stehen die abstrakten Formen, die er zu erzeugen versteht und die systematisch die Grazie und die Spontaneität, die Harmonie und die sorgfältige Konstruktion verbinden. </span></p>
<p lang="de-DE" style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">Wenn man die Bilder von Geoffroy betrachtet, dann ist es die Linie, die sehr schnell die Aufmerksamkeit auf sich zieht. 2009 hat Geoffroy Gross für die Veröffentlichung seines Katalogs im Kunstzentrum L’Artboretum das Detail einer Linie für den Umschlag ausgewählt. Man sieht dort aus der Nähe eine schwarze Linie, die er auf die Täfelchen seiner Polyptycha genau an den Ort ihres Schnitts und ihrer Verbindung mit einem anderen Element des Polyptychon malt. Seine Werke sind Kompositionen, die aus einer relativ großen Anzahl kleiner Bilder, sogenannter Täfelchen, aufgebaut sind. Es handelt sich um eine Art reguläres Mosaik, eine geometrische Zusammenstellung von auf Rahmen aufgespannten Leinwänden, die in ihrem Nebeneinandersein ein großes Ganzes bilden. Einige der Täfelchen sind weiß und werden von einer schwarzen Linie durchquert, andere sind blaue Monochrome oder farbig. Die Linie nimmt dort eine ganz besondere Stellung ein. Sie ist gleichzeitig Detail, Riss, Bewegung, Teilung und Verbindung.</span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span lang="de-DE">Es ist bezeichnend, dass der Künstler für den Katalogumschlag eine Nahansicht der Linie ausgewählt hat. Diese Einzelheit definiert klar eine Blickrichtung. Die </span><span lang="de-DE"><i>Konstruktion der Linie</i></span><span lang="de-DE"> steht hier im Vordergrund. Es geht nicht nur darum, das Detail als die zur Schau gestellte Spur des Archivs oder des Beweises der Schöpfung in ihrem Prozess zu denken. Es handelt sich um eine Materialität, eine Dichte und eine Textur, die es erlaubt, mit dem scheinbaren Formalismus der Kompositionen zu brechen. Die Linie ist eine Entscheidung, und es ist in diesem Sinne, dass sie mit dem Detail zusammenfällt. Wenn wir hier mit einer Geschichte der Linie konfrontiert werden, dann ist es die einer Geschichte der Entscheidungen und der Engagements, eine Geschichte der Freiheit und der Wünsche. Daniel Arasse beendet in seinem Werk </span><span lang="de-DE"><i>Das Detail / Beitrag zu einer Geschichte der Malerei aus der Nähe</i></span><span lang="de-DE"> seine Ausführungen folgendermaßen: </span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span lang="de-DE"><i>« Das Detail ist im Bild das, was die Vokabel, laut Roland Barthes, in der Sprache ist; sein „Glanz“, sein „Unterschied“, seine „Spalt- und Trennkraft“ lassen einen „Wert“ hervortreten, der nichts mit einem „Wissen“ zu tun hat, also einen Wunsch nach Malerei, der in den Bildern ist, aber nicht durch die Details, „die darstellen und erzählen“, sondern durch die Details, die „genügend klar umrissen, leuchtend genug und triumphierend“ sind.“ </i></span></span><sup><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i><a class="sdendnoteanc" href="#sdendnote1sym" name="sdendnote1anc">1</a></i></span></span></sup></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;">In diesem Satz erzählt Daniel Arass uns von seiner Leidenschaft für die Malerei und von der für den Kunstkritiker und –historiker unentbehrlichen Bescheidenheit. <span lang="de-DE">Die Formulierung „Spaltkraft“ und die Adjektive „klar umrissen, leuchtend, triumphierend“ sagen auch etwas über die Linie aus. Die Funktion der Linie ist es, wie ein Detail auszusehen, das aus einem homogenen Fond oder Ganzem herausgeschnitten, -gerissen oder -gezogen wird. Es handelt sich um eine genügend artikulierte, geschickt präzise und abweichende Überraschung, die Linie und Detail zusammenfallen lässt. </span>Diese Manier gibt es seit langem. <span lang="de-DE">Bei Tiepolo zum Beispiel sind die Engelchen von einer dünnen schwarzen Linie umgeben, die die blassen Hautfarben vom Fond eines nicht weniger blassen und faden Himmels abhebt. Diese Art von Defekt, die man schnell als Rokokoplumpheit abqualifiziert hatte, erinnert daran, dass die Linie zeichnet, unterscheidet und unterstreicht, aber auch das beobachtenswerte Subjekt </span><span lang="de-DE"><i>dem Undifferenzierten entreißt</i></span><span lang="de-DE">. Beinah unsichtbar erzeugt sie ein Relief&#8230; vielleicht </span>heimlich. <span lang="de-DE">Auf den Wänden der Höhlen von Lascaux oder Chauvet nimmt der dahin gespuckte und dann von Händen &#8211; von denen man heute weiß, dass es die von Frauen und Kindern waren &#8211; verteilte Schlamm Gestalt an durch die schwarze und harte Holzkohlenlinie. Das Fell der abgebildeten Tiere, das das Weiß mit dem Beige mischt, bis hin zum Orange, und dem Grau des Steines ähnelt, der als Unterlage dient, wird so in einem klaren Umriss wiederaufgegriffen: dem der Silhouette, der Allegorie und der Verzauberung. Die Linie ist dann der Riss, der einen heiligen Raum erfindet und umgrenzt.</span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span lang="de-DE">In seinem Prosagedicht „Die Ankunft der Linie“ spricht René Char von Mirò als einem der „wesentlichen Verbündeten“</span></span><sup><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><a class="sdendnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdendnote2sym" name="sdendnote2anc">2</a></span></span></sup><span style="font-size: medium;"><span lang="de-DE">. So beschreibt er die Linie in ihrem am meisten dem Ereignis verbundenen Ausdruck:</span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY">„<span style="font-size: medium;"><span lang="de-DE">Auf der intakten Oberfläche erscheint die Linie zuerst. Ein Strich, der bis zum Ende seines Erscheinens geht und nicht aufhört, bevor er es umschrieben hat, genau an dem Ort, wo das Ende sich im Anfang aufhebt, ist zuerst kontinuierliche Linie, fortschreitende Aktualisierung einer Freiheit, und gleichzeitig Genuss dieser Freiheit und gleichzeitig Wunsch danach, Genuss und Freiheit zu verwechseln, ihre gemeinsame Substanz und ihre gemeinsame Subversion zu umreißen“. </span></span></p>
</div>
<div class="advanced_wp_gutter null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 60px;"><img style="border: none;" alt="" src="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/images/1x1-pixel.png" border="0" /></div>
<div class="advanced_wp_column null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 470px;">
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span lang="de-DE"> </span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span lang="de-DE"> </span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span lang="de-DE"> </span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span lang="de-DE"> </span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span lang="de-DE"> </span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span lang="de-DE"> </span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span lang="de-DE"> </span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span lang="de-DE"> Die Freiheit der Linie teilt Geoffrey Gross mit Mirò. Aber im Gegensatz zu den Werken von letzterem, wie </span><span lang="de-DE"><i>La Siesta </i></span><span lang="de-DE">von 1925, wo die Linien das ganze Bild durchqueren und „das Ende sich im Anfang aufhebt“, verbleibt Geoffrey Gross’ Linie in dem durch das Polyptychon konstruierten Raum. Sie durchquert tatsächlich die Täfelchen zur Gänze, aber sie hat einen Anfang und ein Ende. Sie bildet eine begrenzte Bewegung. Die Subversion ist eher die des „Sprungs“, den sie von einem Täfelchen zum anderen macht. Das ist das andere Element des Details und die andere Überraschung bei der Beobachtung seiner Polyptycha: die Linie setzt sich jenseits der Grenzen zwischen den Täfelchen fort, sie durchquert die Leere, die Abwesenheit und die andere Seite, sie hört auf, </span><span lang="de-DE"><i>gerade weil sie kontinuierliche Bewegung sein will</i></span><span lang="de-DE">. Bei Fontanas </span><span lang="de-DE"><i>Concetto Spaziale </i></span><span lang="de-DE">legt die Erfahrung der Spalte und des Schnittes Rechenschaft von der Unabgeschlossenheit der Leere ab. Die Öffnung der Leinwand durch einen Messerstich oder das Durchlöchern ist weniger eine Geste der Zerstörung oder Erhebung des Bildes in den Status eines Objekts, als der Einbruch einer anderen Dimension, einer unerwarteten Tiefe. Dieses schwarze und seltsame Klaffen, das Resultat eines sublimierten Unfalls, billigt dem Blick eine andersartige Perspektive zu: die Malerei ist von einem neuen Riss geprägt, einem Bruch, der finster wie eine schwarze Magie ist, die auf die durchlöcherten und angebrannten Papiere, Hexereien und Verwünschungen antwortet, die Antonin Artaud an Persönlichkeiten richtete. Aber wenn seine Linie Spaltung und Kluft sein soll, dann muss man vielleicht in Habbotts </span><span lang="de-DE"><i>Flatland</i></span><span lang="de-DE"> die Gründe eines anderen Wissens suchen. In seiner Einleitung zu diesem Roman verortet Giorgio Manganelli dessen Originalität darin, dass er ein „Universum tragischer und gnostischer Visionen, Erfindungen auf halbem Wege zwischen dem Alptraum und der Satire, dem Rätsel und der platonischen Idee [ist] [...] um diese fiktive Karte zu zeichnen, war eine geniale Pedanterie nötig, eine visionäre Phantasie, ein deduktiver Wahnsinn, der eines Mönchs würdig ist“. Um welche Erzählung geht es? Um die einer Reise ins Herz einer zweidimensionalen Welt. Das Interessante ist es hier, zu hören, was eine Person (ein Dreieck) anlässlich ihrer Reise nach Lineland, dem rein eindimensionalen Land, schreibt:</span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span lang="de-DE"><i>« Bei diesen Worten machte ich mich daran, meinen Körper aus Lineland heraus zu bewegen. Solange ein Teil von mir in seinem Reich und vor seinen Augen blieb, rief der König ohne Unterlass aus: „Ich sehe Sie, ich sehe Sie immer noch, Sie bewegen sich nicht“. Aber als ich schließlich seine Linie ganz hinter mir hatte, schrie er mit seiner schrillsten Stimme: „Sie ist verschwunden, sie ist tot“. „Ich bin nicht tot“, erwiderte ich. „Ich habe Lineland verlassen, das heißt, die gerade Linie, die Sie Raum nennen, und ich bin im wirklichen Raum, wo ich die Sachen sehen kann, wie sie wirklich sind“.</i></span></span><sup><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><i><a class="sdendnoteanc" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdendnote3sym" name="sdendnote3anc">3</a></i></span></span></sup></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span lang="de-DE">In der Linie zu sein, oder außerhalb von ihr, definiert eine gewisse Weise, die „Sachen so zu sehen, wie sie wirklich sind“, oder so, wie wir glauben, dass sie sind. In diesem Sinne erwähnt Manganelli eine „platonische Idee“. Um das „Höhlengleichnis“ im siebten Buch von Platons </span><span lang="de-DE"><i>Staat</i></span><span lang="de-DE"> zu verstehen, muss man zuerst den Schluss des sechsten Buchs mit seiner Theorie „der Linie“ lesen. Sokrates definiert dort die Wirklichkeit, die Erkenntnis und die Gerechtigkeit dank der Aufteilung einer Linie in Abschnitte, von denen jeder die sichtbare Welt &#8211; die der Täuschungen und des bloßen Glaubens &#8211; von der intelligiblen Welt unterscheidet, der Welt der Wahrheit und des Wissens. Die Linie wird also zur Grenze, kritischen Position, Unterscheidung. Jeder Abschnitt der Linie setzt dann einen Übergang und eine Verschiebung sowohl des Blicks wie des Denkens voraus. </span></span></p>
<p style="widows: 8;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;"><span lang="de-DE">Die Linie bildet eine Trennung, aber auch eine mögliche Verbindung. Sie trennt, aber definiert auch eine Einheit, das heißt die Einheit einer größeren Welt, die verschiedene Gedanken und Zeiten versammelt. Die Linie wird Sinn und Zeichen, oder auch das, was man </span><span lang="de-DE"><i>die Verbindung </i></span><span lang="de-DE">nennen könnte – Bindestrich zwischen Gegenwart und Vergangenheit, Traum und Wirklichkeit, Kunst und Industrie, Modern Style und Tradition. Es war W. Benjamin, der das in seinen Beobachtungen über die Pariser „Passagen“ in den zwanziger Jahren feststellte. In diesen eigentümlichen Räumen, die Paris diskret von einem Boulevard zum anderen, von einem Arrondissement zum anderen durchqueren, entstand im 19. Jahrhundert eine ganze Welt mit ihren Geschäften, ihren Handwerkern, ihren Traditionen und ihren Waren. Benjamins Untersuchung der Passagen entspricht der Beschreibung einer Traumwelt, die ein „Versuch der Aufwachtechnik“ ist, ein „dialektischer Versuch des Eingedenkens“. Die Erfahrung der Linie als Passage ist entscheidend. Der Limes, der Pfad, die Passage, der Weg zwischen zwei Grenzen, das Intervall, die Drift, die Verlängerung von einem Rand zur anderen, die Franse&#8230;; die Linie zeugt stets von derselben Subversion. Die Passage ist ein zweckentfremdeter, geheimer und geschützter Weg. Das ist ein bisschen das, um was es hier in der Zeitschrift geht, die Geoffroy Gross’ Ausstellung in der Anhaltischen Gemäldegalerie in Dessau-Roßlau begleitet. Diese besitzt eine große Kupferstichsammlung, zu der der Kupferstich </span><span lang="de-DE"><i>Die Heilige Margarethe</i></span><span lang="de-DE"> (1513) von Lukas Cranach dem Älteren gehört. Man könnte lange über die Natur des Strichs und der Linie im Kupferstich sprechen, die sehr verschieden von der der Kohle- und Bleistiftzeichnungen Geoffroy Gross’ ist. Aber was dem Museum gelingt, indem es diese Art von Annäherung organisiert, ist wahrscheinlich dasselbe, was die Pariser Passagen vom Gesichtspunkt der Ware aus taten: in denselben Raum eine dialektische Geschichte der Geste zu plazieren, wo der Fetischismus seine Fragestellungen zwischen kreativer Intimität und institutioneller Vermittlung wiederfindet. </span></span></p>
<div id="sdendnote1">
<p class="sdendnote"><a class="sdendnotesym-western" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdendnote1anc" name="sdendnote1sym">1</a>Daniel Arasse, <i>Le Détail / pour une histoire rapprochée de la peinture</i>, Paris, Flammarion, 1996, p. 17.</p>
<p class="sdendnote">Roland Barthes, <i>Sollers écrivain</i>, Paris, Seuil, 1978, p. 387.</p>
</div>
<div id="sdendnote2">
<p class="sdendnote"><a class="sdendnotesym-western" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdendnote2anc" name="sdendnote2sym">2</a> René Char, <i>Recherche de la base et du sommet, </i>« Alliés substantiels », Paris Gallimard, 1955.</p>
</div>
<div id="sdendnote3">
<p class="sdendnote"><a class="sdendnotesym-western" href="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/advanced_wp_columns_plugin_popup_window.php?ver=358-23224#sdendnote3anc" name="sdendnote3sym">3</a><span lang="en-GB"> [Edwin A. Abbott,],</span><span lang="en-GB"><i> Flatland. A Romance in Many Dimensions</i></span><span lang="en-GB">, Seeley, London 1884, p. 62 </span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB"> “At </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">the </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">word </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">I </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">began </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">to </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">move </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">my </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">body </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">out </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">of Lineland. </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">As </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">long </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">as </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">any </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">part of </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">me </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">remained </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">in </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">his </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">dominion and </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">in his </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">view, </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">the </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">King </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">kept exclaim</span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">ing, </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">&nbsp;&raquo; </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">I </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">see you, </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">I </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">see </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">you </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">still </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">; </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">you </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">are </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">not moving.&nbsp;&raquo; </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">But </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">when </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">I </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">had </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">at </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">last </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">moved </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">myself out of </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">his </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">Line, </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">he </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">cried </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">in </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">his </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">shrillest </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">voice, </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">“</span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">She </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">is </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">vanished </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">; </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">she </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">is </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">dead.&nbsp;&raquo; </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">&nbsp;&raquo; </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">I </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">am </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">not </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">dead,&nbsp;&raquo; </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">replied </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">I </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">; </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">&laquo;&nbsp;I </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">am </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">simply out </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">of Lineland, that </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">is </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">to say, </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">out </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">of the Straight </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">Line which </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">you </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">call </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">Space, </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">and </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">in </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">the true </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">Space, </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">where </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">I </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">can </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">see </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">things </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">as </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">they </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-GB">are.”</span></span></p>
</div>
</div>
<div style="clear: both;"><img style="border: none;" alt="" src="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/images/1x1-pixel.png" border="0" /></div>
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		<title>Jacques Victor Giraud, &#171;&#160;Le chant du trait dans le graduel&#160;&#187;&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 28 May 2015 08:30:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour le hors-série de Laura, &#171;&#160;Die Verfertigung der Linie &#8211; La construction du trait&#160;&#187;, 2014   Jacques Victor Giraud &#160; Le chant du trait dans le graduel &#160; &#160; Les lettres se succèdent parfois elles sont suspendues. Cette succession/accumulation crée les lignes dans l&#8217;espace de la page. Le mot attend longtemps avant de commencer à [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="advanced_wp_columns_wrapper null" style="margin: 0px; padding: 0px; width: 1000px;">
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<p><span style="font-size: medium;">Pour le hors-série de Laura, </span><span style="font-size: medium;">&laquo;&nbsp;Die Verfertigung der Linie &#8211; La construction du trait&nbsp;&raquo;, 2014</span></p>
<p><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Jacques Victor Giraud</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">Le chant du trait dans le graduel</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Les lettres se succèdent parfois elles sont suspendues. Cette succession/accumulation crée les lignes dans l&rsquo;espace de la page. Le mot attend longtemps avant de commencer à agir, d&rsquo;un nom il envoie son jus afin de combler la ligne et à rendre la page noircie jusque dans l&rsquo;oubli du pourquoi, du comment, il en résulte une trace.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Rien n&rsquo;est propre aujourd&rsquo;hui, cela se généralise en créant un procès incessant de séparation qui investit l&rsquo;ensemble avec indifférence. Cette forme pure de la séparation qui ne sépare plus rien. Reste la valeur d&rsquo;usage et d&rsquo;échange, c&rsquo;est tout simplement : la consommation. Elle est toujours passée ou future. Les musées deviennent des supermarchés. Les dispositifs médiatiques incorporent et exhibent la dissidence dans le vide. Tel est le spectacle où nous nous trouvons.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"> La première place glisse à la deuxième, à la troisième&#8230; le mouvement répète à l&rsquo;infini. Cet ordre se déroule selon une succession parfaitement homologue au temps chronologique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Mais s&rsquo;il est scandé, animé par un jeu des mots de façon que chacun d&rsquo;entre eux reprenne et en rappelle un autre. Ou lui même devient autre. Passé et présent sont à l&rsquo;œuvre. </span></p>
<p><span style="color: #000000;"> Alors le prélèvement recherché dans un geste agité, exalté, excité, forcené opère la naissance.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Recherche de ce temps présent, de ce maintenant, de ce qui vit et s&rsquo;écoute. L&rsquo;annonce en est la forme. Elle critique les lois qui s&rsquo;érigent. Opposition interne entre un élément normatif (tableautin) et un élément qui promet, qui annonce la ligne. Mains désœuvrées, acte inopérant. Trace qui signifie la suspension. Aucune question de détruire ni d&rsquo;annuler mais de mettre en œuvre, d&rsquo;activer. Le fait (tableau) n&rsquo;est plus en acte mais suspendu. Le tableau confond les forces après avoir choisi de désactiver la grille autoritaire. Ce qui est gardé du dessin, ce qui est sorti de l&rsquo;énergie est maintenu et fixé. L&rsquo;individualité concrète insérée dans une identité abstraite – deux modalités du sujet dont les temps ne peuvent se confondre. Cette règle, méthode, met en scène quelque chose qui ne se réduit à aucune de ses dimensions. Elle trouve sa vérité dans la tension qu&rsquo;elle instaure entre elles.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<div class="advanced_wp_gutter null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 60px;"><img style="border: none;" alt="" src="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/images/1x1-pixel.png" border="0" /></div>
<div class="advanced_wp_column null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 470px;">
<p><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Un dessin : l&rsquo;encre coule et forme un rectangle – dans la noirceur sommeille une douceur – miroir d&rsquo;eau croupie – un trait gracieux pêché prestement surgit.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Un autre : trois rectangles se chevauchent, l&rsquo;encre stipule l&rsquo;ordre de la superposition décalée, jus fin, léger qui se voit recouvert de boucles qui s&rsquo;enchevêtrent. Elles énoncent l&rsquo;écoute, le souffle de vie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Un mot gribouillé qui disparaît.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">La force d&rsquo;une courbe s&rsquo;amenuise ou s&rsquo;accentue dans l&rsquo;écrasement du fusain qui dans la reprise accentue le noir de cet arbrisseau, de cet arbre ornemental qui dans sa pousse vive ne retient aucune feuille.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Un dessin mural : dans une diffusion intense de la lumière, un tracé laisse discerner ou imaginer une grille. Le contour d&rsquo;un disque tente de s&rsquo;échapper, l&rsquo;irradiation émane, le duvet brûle, la toile est en devenir.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Vu dans l&rsquo;atelier de Geoffroy Gross : </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Un tableau est au mur. Un tableautin manque. Ce tableautin est posé sur une chaise choisie devant le mur à côté (du vide) du tableau. Cet éclatement crée la naissance du temps réel, authentique. Ce qui a été, s&rsquo;unit en un instant.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Un autre tableau est au mur. À côté sur ce même mur, un radiateur est accroché. Les arrêtes de ce radiateur reprennent la construction du trait du tableau. Le dispositif augmentant la surface de rayonnement de l&rsquo;appareil de chauffage devient lecture et accentue cette connaissance, ce moment critique et dangereux.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Temps historique : Geoffroy Gross expose à Dessau. Le Bauhaus fondé en 1919 à Weimar en est chassé par l&rsquo;arrivée de l&rsquo;extrême droite au pouvoir. L&rsquo;école trouve refuge à Dessau en </span><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: normal;">1925</span></span><span style="color: #000000;">. Sous la montée du nazisme, il ferme en 1932.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">But à long traits : mon gribouillage </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"> Jacques Victor Giraud</span></p>
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		<title>Jacques Victor Giraud, &#171;&#160;Der Gesang des Striches im Graduell&#160;&#187;&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 28 May 2015 08:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Laura Sonderausgabe, &#171;&#160;Die Verfertigung der Linie &#8211; La construction du trait&#160;&#187;, 2014 &#160; Jacques Victor Giraud &#160; Der Gesang des Striches im Graduell &#160; Die Buchstaben folgen aufeinander, manchmal halten sie schwebend inne. Diese Abfolge/Ahhäufung erschafft die Linien im Raum der Seite. Das Wort wartet lange, bevor es anfängt zu wirken. Mit einem Namen schickt [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="advanced_wp_columns_wrapper null" style="margin: 0px; padding: 0px; width: 1000px;">
<div class="advanced_wp_column null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 470px;">
<style type="text/css"></style>
<p><span style="font-size: medium;">Laura Sonderausgabe, </span><span style="font-size: medium;">&laquo;&nbsp;Die Verfertigung der Linie &#8211; La construction du trait&nbsp;&raquo;, 2014</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jacques Victor Giraud</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Der Gesang des Striches im Graduell</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Die Buchstaben folgen aufeinander, manchmal halten sie schwebend inne. Diese Abfolge/Ahhäufung erschafft die Linien im Raum der Seite. Das Wort wartet lange, bevor es anfängt zu wirken. Mit einem Namen schickt er seinen Saft, um die Linie zu vervollkommen, um die Seite zu schwärzen, bis in die Vergessenheit des Warum, des Wie. Daraus entsteht eine Spur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nichts ist sauber heutzutage. Dies verallgemeint sich und erschafft dabei einen nicht enden wollenden Prozess der Trennung, die dem Gesamten Gleichgültigkeit verleiht. Diese reine Form der Trennung, die gar nicht mehr trennt. Es bleibt der Nutz- und Tauschwert, ganz einfach: der Konsumm. Er ist immer vergangen oder zukünftig. Die Museen werden zu Supermärkten. Die Medieneinrichtungen mengen die Spaltung der Leere bei und stellen sie zur Schau. Das ist das Schauspiel, in dem wir uns befinden.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Der erste Platz rutscht zu dem zweiten, zu dem dritten&#8230; die Bewegung wiederholt sich unendlich. Diese Ordnung spielt sich nach einer der chronologischen Zeit perfekt entsprechenden Abfolge ab.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Aber wenn sie skandiert wird, von einem Wortspiel beseelt, so dass jede von ihnen einen anderen wieder ergreift und zurückruft. Oder sie selbst wird anders. Vergangenheit und Gegenwart sind am Werk.</p>
<p>Dann führt die beabsichtigte Entnahme, in eine unruhige, exaltierte, aufgeregte, rasende Geste, die Geburt herbei.</p>
<p>Suche nach dieser gegenwärtige Zeit, nach diesem Jetzt, nach dem, was lebt und hörbar ist. Die Ankündigung ist deren Form. Sie kritisiert die Gesetze, die errichtet werden. Interne Gegenüberstellung zwischen einem normativen Element (kleines Bild) und einem Element, das die Linie verspricht, ankündigt. Untätige Hände, wirkungslose Handlung. Spur, die Stillstand bedeutet. Keine Frage des Zerstörens oder des Löschens, sondern des Ausführens, des Aktivierens. Der Fakt (Bild) ist nicht mehr eine Handlung sondern schwebend. Das Bild lässt die Kräfte verschmelzen, nach dem es gewählt hat, das autoritäre Gitter zu deaktivieren. Was von der Zeichnung behalten wird, was der Energie entschlüpft ist, wird festgehalten und festgemacht. Die konkrete Individualität in eine abstrakte Identität eingefügt &#8211; zwei Modalitäten des Subjekts deren Zeiten sich nicht vermischen können. Diese Regel, diese Methode, inszeniert etwas, das sich an keine seiner Dimensionen reduzieren lässt. Sie findet die Wahrheit in der Spannung, die sie zwischen ihnen erzeugt.</p>
<p>&nbsp;</p>
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<div class="advanced_wp_column null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 470px;">
<p>&nbsp;</p>
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<p>Ein Bild: die Tinte fließt und bildet einenViereck – in der Schwärze schlummert eine Süße – Spiegel modriges Wassers – ein anmutiger Strich kommt lebhaft zum Vorschein.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ein anderes: drei Vierecke greifen übereinander, die Tinte bestimmt die Ordnung der verschobenen Überlagerung, feiner, leichter Saft, mit verwickelten Schleifen bedeckt. Sie sprechen das Horchen, das Lebensatem aus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ein aufgekritzeltes Wort, das verschwindet.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Die kraft einer Kurve wird feiner oder verschärft sich durch das Zerdrücken der Zeichenkohle, die in der Wiederaufnahme des Striches, das Schwarze dieses Bäumchens verstärkt, dieses Zierbaums, der in seiner regen Wachstum kein Blatt zurückhält.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Eine Wandzeichnung: in eine intensive Diffusion des Lichts lässt eine Linie einen Gitter erkennen oder erahnen. Der Umriss einer Scheibe versucht zu entkommen, die Ausstrahlung geht hervor, der Flaum verbrennt, das Gemälde ist im Werden.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Gesehen in Geoffroy Gross Atelier:</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ein Bild hängt an der Wand, ein kleines Bild fehlt. Dieses ist auf einen ausgesuchten Stuhl gestellt worden, vor der Wand, neben (die Leere) das Bild. Dieses Bersten erschafft die Geburt der realen authentischen Zeit. Was gewesen ist, vereinigt sich in einem Augenblick.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ein anderes Bild hängt an der Wand. Daneben, auf eben dieser Wand, hängt ein Heizkörper. Seine Kanten nehmen die Strichstruktur des Bildes wieder auf. Die Anordnung vergrößert die Ausstrahlungsfläche des Heizkörpers, wird somit zur lesestoff und betont dieses Wissen, diesen kritischen und gefährlichen Augenblick.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Historische Zeit: Geoffroy Gross stellt in Dessau aus. Das Bauhaus, 1919 in Weimar gegründet, wird von dort durch das Gelangen der Rechtsextremen an die Macht vertrieben. 1924 findet die Schule in Dessau Unterchlupf. Unter dem Aufstieg des Nazismus schließt sie im Jahr 1932.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ziel mit langen Strichen: mein Gekritzel.</p>
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<p>Jacques Victor Giraud</p>
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		<title>Ce qui m&#8217;intéresse avant tout..</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Mar 2011 09:39:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Ce qui m’intéresse avant tout c’est ce qu’il reste après tout. Chaque tableau est donc considéré comme une tentative. Il s’agira en effet de maintenir, de préserver, l’évident instant d’un petit dessin jusqu’au tableau. Une suite de procédés de fabrication s’enchaîne et chaque nouvelle étape est un échec potentiel. C’est dans le temps de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Ce qui m’intéresse avant tout c’est ce qu’il reste après tout.</p>
<p>Chaque tableau est donc considéré comme une tentative. Il s’agira en effet de maintenir, de préserver, l’évident instant d’un petit dessin jusqu’au tableau. Une suite de procédés de fabrication s’enchaîne et chaque nouvelle étape est un échec potentiel. C’est dans le temps de ces déplacements que se situe la peinture, le tableau est l’étape finale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le dessin</p>
<p>- Quelques verticales, quelques horizontales, le cadre de recherche est posé. Sur cette grille, des petites choses se cherchent, récemment des boucles, pas même des arabesques, le travail s’installe, sur du A4 généralement, à l’échelle de la main donc. Les &laquo;&nbsp;griffonnages&nbsp;&raquo; projetés comme possibles seront tentés en tableau.  Cette habitude sera mise à mal par les opérations à suivre.</p>
<p>- Une reprise en est faite sur le mur au fusain, sans aucun moyen technique de transposition. La grille est tracée à l’échelle des tableautins (35 x 24 cm), et le &laquo;&nbsp;petit dessin&nbsp;&raquo; à l’échelle du corps cette fois-ci. Effacement, redressement, s’opère une nécessaire évolution, le changement d’échelle l’implique. Un gribouillis d’un mètre cinquante n’est plus un gribouillis. La reprise de celui-ci à cette échelle est déjà une image, je tente alors de préserver cette valeur de l’instant du dessin. Je ne souhaite pas l’image. Le dessin devient ligne à ce moment.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La peinture</p>
<p>- Les tableautins apprêtés prennent alors leur place sur le mur. La grille prend corps et devient une structure. À ce stade, elle m’évoque la &laquo;&nbsp;cage à poule&nbsp;&raquo; des jardins d’enfants, pour ce qu’elle augure, le jeu ou <i>les oiseaux</i> d’Alfred Hitchcock. La ligne est transférée sur ces tableautins, à la surface. Elle est encore une fois contrainte, la mise en tableau l’implique. Un dessin mural transposé sur un tableau est une image à nouveau. La potentialité de la ligne est repêchée.</p>
<p>- Une fois fixé, ce dernier report au fusain est recouvert de scotch puis, de tableautins en tableautins, à l’échelle de la main à nouveau, découpé par segments de largeur constante. Il est impossible de suivre les variations du fusain. La ligne acquiert de nouveaux galbes, elle synthétise, résume, elle est la quatrième de couverture.</p>
<p>- Après le passage de plusieurs couches de blanc, le collant est retiré laissant apparaître en creux le dessin. Ce sillon est alors rempli de peinture. Sombre, il parcourt la surface de certains tableautins et de case en case dessine. Au premier regard ce linéament est évident, très vite c’est-à-dire tout de suite, il nous en dit l’impossibilité. Sa fluidité mais sa composition en creux, sa rapidité mais sa facture contrainte, mais son échelle, sont autant d’indices qui réfutent son immédiateté. Il nous rappelle en permanence en deçà, il transporte la charge de sa fabrication.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le tableau</p>
<p>C’est par la couleur que le tableau arrive enfin. Ici pas de règle, des choix. Les éléments de la grille restés inoccupés, peuvent désormais devenir des monochromes. Ils proposent un nouveau regard, un autre temps, chaque couleur est un point de ralentissement, d’arrêt, d’accélération. La grille devient  modulaire et dynamique, elle propose le jeu, et comme dans tout jeux, l’intérêt réside au-delà des règles. Cette dernière opération est donc des plus contradictoires et c’est elle qui fait le tableau : par la couleur et l’expérience que chacun en fait, maintenir à la surface, au présent donc, le dessin, le faire tenir alors même qu’il porte cette charge des constructions, c’est une vision comme différée en permanence.</p>
<p>La peinture est un véhicule, lent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>pour le catalogue d&rsquo;exposition <em>de la couleur</em>, Geoffroy Gross, 2011.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Jacques Victor Giraud pour tableaux, catalogue Artboretum 2009</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Mar 2009 21:26:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans l’attente ou la réflexion, parfois l’ennui, les mains restent agrippées au trombone. Elles détruisent l’objet créé de deux boucles. Sous le regard aveugle, elles développent le fil dans son extension. L’espace situé entre la face postérieure du cristallin et de la rétine voit sa masse visqueuse s’emplir de tons ombrés de vert. Dans le [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans l’attente ou la réflexion, parfois l’ennui, les mains restent agrippées au trombone. Elles détruisent l’objet créé de deux boucles. Sous le regard aveugle, elles développent le fil dans son extension. L’espace situé entre la face postérieure du cristallin et de la rétine voit sa masse visqueuse s’emplir de tons ombrés de vert. Dans le jardin, les plantes et arbustes reçoivent la lumière.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors de petits dessins répétés, anodins, s’opère un froissement au creux du monde familier ou un crissement dans le train lors de déplacements. Tout cela s’inscrit sur papier ordinaire ou sur le verso de feuillets administratifs. Petits papiers arrachés au temps ou feuilles A4. Cette proximité exige une distance. Le rythme supplante cette dépendance qui pourrait être prise pour une régression et précipite le trait jusqu’à la tentative de la totale disparition de son dernier soupçon d’expression.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le bleu naît après la pluie. Le rouge peut provenir de la pierre artificielle fabriquée avec de la terre argileuse, pétrie, moulée, séchée servant à ériger les murs ou les cloisons. Le gris, lui, provient d’un ciel d’automne ou d’un jour sans soleil. Le jaune de la paille de ces champs entraperçus rivalise avec le jaune de l’oeuf du comptoir. Dans le désir de cette clarté s’immisce une tache rose, souvenir d’un accident survenu sur l’asphalte, issu d’une déjection de l’autre quidam. L’esprit vagabonde, les blancs indiquent le lieu. Les tons s’approprient leurs places par hachures dans le quadrillage. Cette fragmentation laisse apparaître l’espace entre les choses, leur fond commun, la relation inaperçue qui les associe malgré tout. Fi des oreilles de lapins ou des mains gantées, ce qui reste doit détruire la linéarité de la fable.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Des toiles de petit format, toutes identiques, sont agencées. Le format détermine le nombre. Un nouveau quadrillage voit le jour dans cette juxtaposition. La ligne, elle, est alors tracée au fusain. Elle est effacée, reprise, épurée, purifié mais jamais facile. Les exercices précédents d’assouplissements se voient maintenant décisifs. Il n’est pas question d’un agrandissement au carreau, une conception nouvelle a lieu. Un corps à corps se présente. Puis par un jeu de masquage et découpage, la ligne garde une même épaisseur. Pleins et déliés se trouvent anéantis. Chaque toile est ensuite détachée. Rien n’est durable. Reste l’espace vide.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les couleurs choisies recouvrent chacune leurs toiles respectives en aplats mesurés. Chaque monochrome distille son suc. La peinture noire emplit l’intérieur du cache. Dans cette opération et ce cadrage strict de chaque élément de l’attitude précédente du geste a lieu un décalement de ce geste. Un nouveau cache recouvre ce fragment de ligne afin que le blanc déposé l’insère. Les deux tons affleurent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au plus près, depuis l’intérieur du geste, chaque élément se détermine. La chronologie étant elle-même brisée par son interruption, la réalisation peut maintenant pour son propre compte s’exposer. Cette existence ne peut prendre forme que dans la rythmicité même du montage des couleurs et des gestes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors, cela se remonte tel un mode de jeu qui assigne à la connaissance afin de mieux en exposer la matière visuelle. Cette redisposition des éléments qui nous les font voir, nous en livrent la surprise. Les lignes orthogonales apparaissent dans les blancs et disparaissent aux contacts des tons. Elles miment la lutte de l’ordre qu’elles manifestent et du désordre là où la ligne vigile restitue son vertige.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les différents formats ne flottent pas, leurs rapprochements par les bords égalisent tout le contraste. L’équilibrage des éléments picturaux, le dualisme où est dissous tout centre, toute hiérarchie, créant des vides où tout est ouvert est manifeste. Le tableau est construit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’exposition rend les tableaux totalement visibles et distincts. Les tons riches ou délicats, les lignes stylisées sans raison recueillent la dynamique d’un geste. Ces tableaux nous maintiennent à distance et nous obligent, non sans légèreté, à une déambulation mentale. L’encrage dans la toile de cette figure impossible nous restitue ces lieux de repos et de contemplation appelés musaea.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les dernières œuvres aux fils incisés où les lapis osent s’insérer sont en suspension dans l’espace.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sans localisation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jacques Victor GIRAUD, 2009</p>
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		<title>Stéphane Doré pour tableaux, catalogue, Artboretum 2009</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Mar 2009 18:11:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; &#160;            La peinture abstraite de Geoffroy Gross appartient à ces peintures qui introduisent la décision, ses contextes autant personnels, formels qu’historiques sans rechercher une mise en œuvre radicale. Abstraction ambiguë, indécise et personnelle mais d’une application rigoureuse et précise, elle traduit une ferme volonté de la préserver (1). Issue et instruite de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
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<div class="advanced_wp_columns_wrapper null" style="margin: 0px; padding: 0px; width: 800px;">
<div class="advanced_wp_column null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 330px;">           La peinture abstraite de Geoffroy Gross appartient à ces peintures qui introduisent la décision, ses contextes autant personnels, formels qu’historiques sans rechercher une mise en œuvre radicale. Abstraction ambiguë, indécise et personnelle mais d’une application rigoureuse et précise, elle traduit une ferme volonté de la préserver (1).<br />
Issue et instruite de l’histoire de la peinture américaine et française du siècle passé, elle développe un programme qui permet de respecter la rigueur de l’objectivation de la peinture tout en préservant quelque chose de la tradition humaniste. Dans son texte «Formalisme et historicité » Benjamin Buchloh oppose la mise en scène d’un geste pictural démonstratif et égocentrique de Mathieu à l’effort de Pollock pour dégager la subjectivité de l’auteur, afin de rendre la peinture plus directement accessible au spectateur (2). Ces deux peintres sont tous les deux héritiers de l’automatisme surréalisme, mais l’interprètent différemment. Le premier revendique une vitesse d’exécution qui implicite une spontanéité de pensée et d’action. L’autre installe une distance entre son geste et sa mise en oeuvre. Plusieurs peintres américains présents à Paris entre les années 50 et 60, dont E. Kelly, à la suite de Arp, mène des expériences d’anti-composition, telles que les nomme Yve-Alain Bois (3) qui crée une distance entre l’objet de la peinture et ce qui l’origine. Le tableau abstrait de Kelly, Neuilly, 1950, est le relevé précis d’une surface dallée de l’hôpital américain de Neuilly. La Combe I, 1950, est élaborée à partir de relevés de l’ombre d’un escalier métallique. Jamais l’origine figurative de ces œuvres abstraites n’est déductible du titre. À la fois, Yve-Alain Bois note que Kelly se comporte comme « un impressionniste nouvelle manière qui se plante avec son carnet d’esquisses tantôt devant une fenêtre, tantôt devant des reflets sur l’eau » (4) et analyse son travail d’objectivation «d’already-made » (5), en référence indirecte au ready-made de Duchamp ou « de mode a-compositionel» (6), en référence indirecte aux achromes de Manzoni. Cette position, bien qu’elle ne remette pas en cause la relation au réel, place l’auteur à distance de sa peinture. Un souci plus radical d’objectivation le conduit soit à la revendication de son anonymat, soit à son refus d’invention. Il met en évidence soit la distance entre l’auteur et son œuvre, soit la distance entre son « faire » et l’œuvre. Dès lors, les peintures apparaissent comme des objets autonomes, la matérialité de la peinture s’affirme comme élément constituant (7) résultant d’une mise en œuvre procédurale précise et rigoureuse.<br />
L’anonymat résulte  soit de la matérialité de la  peinture qui préexiste au faire de l’artiste, telles les œuvres de Villéglé composées d’affiches enlevées des murs dans la rue et exposées, soit de l’action d’autre personne que l’artiste convoque pour agir à sa place, telles les œuvres de Stanley Brouwn portant les empreintes de pas de passants. L’abolition du faire risque de conduire à un art conceptuel idéaliste et le recours à la seule procédure risque de mener à un art processuel tautologique. L’œuvre de Niele Toroni évite ces écueils, car, tout en définissant une procédure immuable depuis 1966, l’artiste réalise lui-même ses peintures en déposant une marque d’un pinceau n°50 à intervalle régulier sur différents supports (8). « Il ne s’agit pas de déplacer, mais de peindre ; essayer de faire de la peinture, sans état d’âme » dit le peintre (9). Apparemment, la peinture de Bernard Frize pourrait y ressembler, puisqu’il s’agit de traces de pinceau ; cependant elles diffèrent sur de nombreux aspects. Dans les œuvres de Bernard Frize le faire importe peu, car il est perçu comme une expérience et non pas comme acte, par conséquent il peut recourir à des mains, de préférence novices. Ses tableaux se déclinent en série qui s’épuisent quand l’artiste décide de changer de procédé pour générer d’autres expériences. Le processus est le moteur de l’œuvre et s’y résume (10). Le procès en tant que tel ne devient plus qu’un jeu qui tourne à vide et exige d’incessantes déclinaisons de nouvelles expériences. Or c’est ce vide qu’il nous faut habiter, assumer et non remplir. La peinture de Martin Barré, dans la plus grande des fragilités, parvient aussi à se situer à distance d’un art conceptuel idéaliste et d’un art processuel tautologique. Il ne réalise en peinture que quelques solutions parmi toutes celles qui découlent de la procédure qui les constitue. Dès lors, cette décision de l’artiste dans la procédure qu’il s’impose relève de sa liberté de la créer (11). Il lui permet de naître. La série dans son œuvre n’est pas une déclinaison de variantes, mais des espaces d’ouverture (12). Pierre Legendre écrit « Venir au monde, ce n’est pas seulement naître à ces parents, c’est naître à l’humanité » (13).  Naître à l’humanité porte d’emblée l’acceptation de la fragilité, de la complexité et de l’humilité. L’art des années soixante, soixante-dix a permis, à mon sens, de nettoyer tout le fatras romantique de l’individu, même si la radicalité de cette entreprise, comme toute utopie, porte en germe sa fin. Il nous a appris cette nécessaire mise à distance entre l’auteur et son œuvre, cette objectivation indispensable, même s’il en fait une finalité, vite rattrapée par la puissance de son désir (14) tyrannique, trop vite dévoyée dans une faim insatiable de plein, de consommation. Comment alors préserver cette complexe, mais possible objectivation, si ce n’est par l’apprentissage de ses propres limites (15) par le recours à ses contraintes acceptées. Bridget Riley, dans un entretien avec Ernst H.Gombrich, en 1995, lui répond, alors qu’il suppose qu’elle attache une importance aux études scientifiques liées aux problèmes visuels  : «  Je n’ai pas étudié la physique pure du comportement de la lumière, mais dès le début des années soixante, je me suis rendu compte que la façon la plus excitante de travailler, c’était d’établir des limites, pour chaque pièce en particulier, ce qui nous mettait à la fois moi et le travail, au cours notre évolution commune, face au mur, à des constructions tellement complexes qu’elles produisaient des richesses surprenantes. C’était comme une serre intensive : en se contraignant, même sévèrement, on découvre des choses que l’on aurait jamais soupçonnées. »(16)</div>
<div class="advanced_wp_gutter null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 140px;"><img style="border: none;" alt="" src="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/images/1x1-pixel.png" border="0" /></div>
<div class="advanced_wp_column null" style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 330px;">Ces nombreux peintres dans les années soixante, soixante-dix, pour ne mentionner que ceux qui sont évoqués ci-dessus, Martin Barré, Bridget Riley, à contre courant de l’art de l’époque, ont su tout en préservant la place de la peinture, la nourrir de la réflexion qu’ils ont porté sur l’art minimal et conceptuel. L’analyse de Bridget Riley sur Bruce Nauman en témoigne (17). Ils mettent en place non pas des procès, mais des programmes, à la fois qui garantissent, par les contraintes qu’ils s’imposent, cette objectivation indispensable et à la fois, qui ouvrent sur la décision subjective d’intervenir sur notre monde, en conscience de son passé, mais dont la complexité les fragilise.La peinture de Geoffroy Gross appartient à ce vaste ensemble de peintures, que je pourrais nommer de manière générique  « programmatiques », dont le programme serait ce processus de contrainte que s’impose l’artiste comme moteur et non finalité de la réalisation de son œuvre.Gross maintient en permanence sa peinture à distance par un savant dosage de contrainte, d’humour et d’équilibre. Son point de départ c’est la peinture, son histoire, son actualité ; une peinture qui objectivise son métier de peintre mais s’interdit toute radicalité. Une peinture au travail. Geoffroy Gross reprend les stratégies bien éprouvées de l’art concret, de l’art de support surface, de BMPT, de l’art abstrait américain des années d’après-guerre, qui favorisent l’objectivation de sa peinture : la géométrie, la grille modulaire (scotch) bande, nœud (le trou, la punaise), l’aléa, all-over, la marque du pinceau (tâche), l’élémentarisation additive (assemblage de tableautins), la série… (18). Puis, il les investit toujours en provoquant non pas un déplacement dans la peinture, mais dans les conditions programmatiques de sa réalisation. Le programme clairement énoncé se gauchit imperceptiblement, malgré les efforts du peintre pour le rééquilibrer. Il agit, en forçant le trait, comme dans les films burlesques, où l’acteur provoque une catastrophe qu’il s’évertue à corriger (19). Dans la série des peintures de 2000, il installe un scotch qui vient stabiliser le programme de gauchissement des bandes qu’il a peint, tout en maintenant une instabilité de la peinture par un décentrement de la grille qu’il forme. Dans la série des peintures de 2002, il dessine une grille irrégulière qui se solidifie par la présence des punaises, dont la variété des couleurs disperse le regard. Dans la série des peintures de 2004, les marques de pinceau rouge se tiennent entre elles par les coulures qu’elles génèrent, tout en restant instables en raison de leurs différences d’écart et d’épaisseur. Dans la série des peintures de 2008, le tracé noir réunifie des tableautins qui forment le tableau, mais sans y parvenir totalement en raison des écarts inévitables entre eux résultant de leur assemblage. De même, la disposition des tableautins de couleur se raccroche au fond blanc du tableau grâce au tracé noir, dont l’un des enjeux est de  les tenir en équilibre précaire, tel un fouet qui les tiendrait en respect. Sa peinture traduit bien cette fragilité des équilibres, la difficulté à les maintenir. Cette dynamique formelle du tableau pourrait s’apparenter à celle de la vie, celle qui renverse et celle qui reconstitue. Geoffroy Gross nous parle bien de cette vie de la peinture et de ses tensions internes. Il n’agit pas comme un scientifique fou, mais comme expérimentateur. Il propose, en fonction de son savoir, une manipulation de laboratoire sur la peinture, en observe les effets et cherche à la faire vivre. Son contrôle, ses choix ne sont dictés que pour l’avènement de sa naissance. S’il y a souci de composition, d’unité du plan pictural, ce n’est plus comme lieu d’inscription, de présence, mais de naissance. La série, comme chez Martin Barré, n’est pas déclinaison, mais présence de l’infini (20). Le monde est intrinsèquement infini. Mehdi Belhaj Kacem relate la pensée de Badiou en disant que : « « Il n’y a pas d’Autre de l’autre » ce qui signifie : l’infinité du monde n’a pas de limite, ce que les découvertes astronomiques ne cessent de confirmer » (21). L’inflation sérielle n’est pas possible dans un monde où l’infini existe, comme le trop plein de la consommation n’a plus d’autre finalité que de cacher son inutilité. La série chez Geoffroy Gross comme chez Martin Barré ne s’épuise pas, mais se constitue comme autant de variation d’enjeux possibles. Souvent, elle suit la précédente, non pas dans le renouvellement d’une expérience comme dans les peintures de Bernard Frize qui vise à investir d’autres champs, mais dans  une filiation, non pas formelle, mais réflexive. Les punaises de la série de 2002 annonce les trous de la série des alkydes sur aluminium perforé de 2004, les tâches de la série de 2004, les points de départ des tracés à la bombe des peintures de 2007, puis les aboutements de tableautins dans la série de 2008. Chacun d’entre eux joue ce rôle de point de fragilité de l’œuvre, de la conscience de la vision dérisoire de la tentative de peindre et de sa venue, tous frères et héritiers de cette réflexion progressive sur le « comment faire » une peinture.<br />
Pour y parvenir, Geoffroy Gross cherche l’entrée de ses fidélités qui le portent plus du côté de l’art concret que de l’image. Sa ligne noire des derniers tableaux est plus proche de l’arc noir de Kandinsky (22) que des celles, plus organiques, de peintures, comme par exemple, de Jonathan Laskler, Helmut Dorner ou Juan Uslé.  Sa peinture se préoccupe plus des tensions formelles qui la constituent, que de la perception de l’image qu’elle pourrait invoquer. Elle porte un double enjeu : d’un côté marquer la résistance de la peinture abstraite concrète, de l’autre l’ouvrir pour ne pas buter sur le trop grand rigorisme de la géométrie. Il puise dans ces peintures abstraites qui se jouent de l’image, tout en s’éloignant vers un terrain qui n’est pas forcément le sien, des solutions pour rejeter en arrière la grille modulaire et mettre en avant les rapports de couleur. La liberté qu’il y trouve, lui permet de la transférer au profit de l’articulation entre cette grille et la couleur qui est au cœur de ses préoccupations de peintre.<br />
Peindre et apprendre à peindre est véritablement une longue histoire.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Stéphane DORÉ, 2009.</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<p>(1)          « <i>Le capitalisme déclinant s’aperçoit que tout ce qu’il est encore capable de produire de valable devient presque invariablement une menace pour sa propre existence. Les progrès de la culture, tout comme ceux de la science et de l’industrie minent cette société même sous l’égide de laquelle ils sont possibles. Ici, comme pour toutes les autres questions aujourd’hui, il devient indispensable de citer Marx mot pour mot. Aujourd’hui nous n’attendons pas le socialisme pour acquérir une culture nouvelle, qui apparaîtra inévitablement le jour où nous aurons le socialisme. Aujourd’hui, nous regardons en direction du socialisme, « simplement » pour préserver ce que nous pouvons avoir de culture vivante actuellement </i>» Greenberg <i>Avant-garde et Kitsch</i> Art et culture p.21 Ce n’est pas la référence politique que je retiens ici, que cette notion contenue dans  « préserver » proche, à mon sens, de celle utilisée en écologie : préserver un paysage, une espèce en voie de disparition</p>
<p>(2)         Benjamin Buchloh Essais historiques II, art édition, Villeurbanne, 1992, p. 28-29</p>
<p>(3)         Ellsworth Kelly Les années françaises 1948-1954 Galerie nationale du Jeu de Paume, Paris du 17 mars au 24 mai 1992, Kelly en France ou l’anti-composition dans ses divers états, Yve-Alain Bois, p.12.  « <i>… la spécificité historique de Colors for a Large Wall et d’autres œuvres de la même époque, à savoir la confluence de quatre stratégies différentes (« readymade », aléa, grille modulaire all over, élémentarisation additive) toutes tournées vers un même but, l’élaboration d’un mode a-compositionnel. </i>»</p>
<p>(4)         Idem (3)</p>
<p>(5)          Idem (3)</p>
<p>(6)         Idem (3)</p>
<p>(7)         Frédéric Matys Thursz, Musée d’art Moderne de Saint-Etienne, 1989, Un radical conservateur, Reinhard Ermen, p.36 «<i>La «  peinture de couleur » autonome se tait parce que la couleur ne parle pas »…« Le processus d’élaboration des tableaux par l’observateur ne peut s’exprimer verbalement parce qu’il est complètement immanent à la peinture. Ainsi les œuvres de la nouvelle « peinture de couleur » sont-elles des tableaux « sans titre », numérotés en années ou en énumérations sèches des dimensions ou des matériaux utilisés. Les peintures de Frédéric Thursz portent en revanche des titres imagés commme Isenheim,  Vitraux, Diary, Blood Painting ou The Bride. Ces peintures parleraient-elles donc, bien qu’elles soient en fin de compte des œuvres d’une objectivation pure de la couleur.</i> »</p>
<p>(8)         Catalogue Niele Toroni - Autour d’un travail/peinture, Musée d’art moderne de la ville de Paris, 6 avril-16 septembre 2001,  extrait Bernard Marcadé, Rencontre : le cabinet de peinture de Niele Toroni, in Beaux Arts Magazine, 1990, n°78, p.67</p>
<p>(9)         « <i>En ce sens, le geste de Toroni ne peut pas que s’opposer radicalement à une démarche de type conceptuel, le rêve de l’art conceptuel étant en effet de se donner à voir et à comprendre comme pur énoncé linguistique. Seule une approche « rétinienne » de ce travail est à cet égard possible. Toroni n’impose rien d’autre que ce qu’il «  donne à voir » ; il y a là quelque générosité. Toroni se refuse de donner un sens à l’œuvre. L’œuvre se voit ainsi offerte au regard de l’autre, sans autre explication que la description de la méthode de travail. </i>» Idem (8)</p>
<p>(10)      Catalogue Bernard Frize  Aplat 06 juin au28 septembre 2003, La règle du jeu Béatrice Parent, p.12-13 « <i>Il pose ainsi le principe que la peinture est avant tout un procès, le champ d’une expérience dans un temps donné et non le fruit de la vision subjective et inspirée d’un artiste démiurge, terme qu’il abhorre. Dans une telle perspective, la peinture est seulement le résultat de la mise en œuvre d’une méthode, à chaque fois renouvelée et différente car obéissant à une règle précise : celle dictée par les contraintes assumées – couleurs à disposition, taille des brosses ou des pinceaux, format tableau, nombre d’exécutants, etc.-, toujours dans le cadre d’une économie de moyens pour un aboutisseement rapide et efficace. «  Je n’aime pas passer beaucoup de temps à réaliser une peinture. » … « Chaque peinture est une expérience unique, un moment d’intensité dans un temps concentré. A chaque expérience, liée à la mise en pratique d’une nouvelle méthode, répond une notion de jeu. Aux contrainte volontaires répond la notion du plaisir du faire. </i>»</p>
<p>(11)      Martin Barré Yve-Alain Bois Flammarion, Paris, 1993, p.145 « <i>Un code des plus resserrés qui soit avait produit une profusion d’effets très différents les uns des autres, telle est la logique de l’excès dans le défaut</i>. »</p>
<p>(12)      Idem p. 160 «  <i>Vous vous échinez à reconstruire le code, à percevoir son mode de déclinaison dans telle ou telle toile, et l’exception fout « tout » par terre. C’est que ce « tout » était loin de l’être et que la fausse fermeture programmatique de la série n’avait pas fonction que de vous ramener (en deçà du code) sur la singularité du tableau et (au-delà du code) sur la seule série qui importe, à savoir la peinture elle-même. Mais cette autodestruction de la série n’est possible que parce que l’infinité potentielle de l’ordre sériel est signalé dans chaque tableau, celui-ci désignant en lui-même l’ouverture, la béance, le manque qu’y dessine le code. L’ordre sériel se donne en négatif au sein de chaque toile (à sa manière tout tableau est une exception), et se dissout dans le bruissement sans fin de la peinture comme pratique millénaire. </i>»</p>
<p>(13)      Pierre Legendre, La fabrique de l’homme occidental , Mille et une nuits, département de la librairie Arthème Fayard / Arte Editions, novembre 1996-septembre 2000. p.23.</p>
<p>(14)      Emmanuel Levinas Ethique et infini, Librairie Arthème Fayard, Biblio Essais, Paris, 1982. p. 86 «<i>Je pense, quant à moi, que la relation à l’Infini n’est pas un savoir, mais un Désir. J’ai essayé de décrire la différence du Désir et du besoin par le fait que le Désir ne peut pas être satisfait ; que le Désir, en quelque manière, se nourrit de ses propres faims et s’augmente de sa satisfaction ; que le Désir est une comme une pensée qui pense plus qu’elle ne pense, ou plus que ce qu’elle pense. Structure paradoxale sans doute, mais qui ne l’est pas plus que cette présence de l’Infini dans l’acte fini. </i>»</p>
<p>(15)      Idem 11 p.22 «  <i>Fabriquer l’homme, c’est dire la limite </i>»</p>
<p>(16)      Bridget Riley L’esprit de l’œil, Beaux-arts de Paris les éditions, Paris 2008, Perception et emploi de la couleur Conversation avec Ernst H.Gombrich, 1995, p.99</p>
<p>(17)      Idem 14 Nauman formaliste p.268 à 273.</p>
<p>(18)      Idem 3.</p>
<p>(19)      Buster Keaton <i>Seven Chances (Les fiancées en folies)</i>  1925. Dans ce film, Buster Keaton, poursuivi par une marée de fiancées, provoque une chute de pierres qu’il évite avec acrobatie.</p>
<p>(20)     Idem 12.</p>
<p>(21)      Mehdi Belhaj Kacem Philippe Nassif Pop philosophie, Editions Perrin, collection Tempus, Paris 2008 p.206.</p>
<p>(22)     Œuvre de Vassily Kandinsky, 1912, 189 x189 cm, huile sur toile, AM 1976-852, La collection du musée national d&rsquo;art moderne, éditions du Centre Pompidou, Paris, 1987, p. 298.MNAN, Centre Georges Pompidou.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Jean Philippe Vienne pour pattern n°4, 2006</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Mar 2006 17:47:20 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Artiste, Geoffroy Gross est peintre et son travail rejoue l’héritage de la culture et du métier de la peinture. Comme Morris Louis, il choisit volontairement une peinture liquide, prompte à couler de son propre mouvement sur le support et à déborder ainsi les vouloirs de l’artiste. Amoureux, il en accepte spontanément les fantaisies, dont il [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Artiste, Geoffroy Gross est peintre et son travail rejoue l’héritage de la culture et du métier de la peinture. Comme Morris Louis, il choisit volontairement une peinture liquide, prompte à couler de son propre mouvement sur le support et à déborder ainsi les vouloirs de l’artiste. Amoureux, il en accepte spontanément les fantaisies, dont il souligne les pouvoirs créatifs en les mesurant à l’ordre du tableau : lignes géométriques ou séries de points  toujours rapportées sur le tableau comme le gros plan d’un système que celui-ci ne cadrerait qu’incomplètement, de sorte que ce léger désordre de l’ordre du tableau se puisse finalement marier à cet ordre impalpable qui sourd finalement du désordre liquide du médium.</p>
<p>Pour <i>Wallpapers By Artists, </i>il crée un papier peint qui poursuit l’esprit, plus héritier de Toroni, d’une série de peintures murales où ce sont les impacts du pinceau chargé de peinture qui proposent le système que les coulures viennent ensuite investir de leurs fastes aléatoires. Une parfaite maîtrise technique permet d’assurer les raccords des coulures, dont la précision est essentielle pour respecter la nature du papier peint. Il en résulte un effet singulier produit par la lutte entre la rapidité du dépôt de la peinture, que confirment les minuscules éclaboussures autour des impacts, et la rigueur des raccords obtenus, comme si le papier peint de Geoffroy Gross lui permettait d’exprimer en termes de temporalité de la peinture ce qu’il explore davantage jusqu’ici à travers la géométrie des surfaces. Son papier peint porte ainsi toutes les traces des risques qui l’ont produit, comme s’il avait été tout à coup figé au seul moment qui l’autorisait à la perfection.</p>
<p><br/>Jean Philippe Vienne, janvier 2006</p>
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		<title>Judicael Lavrador: peinture rythmetique, Galerie du haut pavé, Paris 2001</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Mar 2001 10:44:05 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[•Rythmetic de Norman McLaren est un film d’animation dans lequel, des chiffres s’alignent les uns après les autres sur un fond monochrome. Les additions ainsi posées se révèlent facétieuses et instables. Leur somme change au fur et à mesure des accidents que subit la série numérale : le cinq ne tient pas en place et [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="advanced_wp_columns_wrapper " style="margin: 0px; padding: 0px; width: 600px;">
<div class="advanced_wp_column " style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 290px;">•Rythmetic de Norman McLaren est un film d’animation dans lequel, des chiffres s’alignent les uns après les autres sur un fond monochrome. Les additions ainsi posées se révèlent facétieuses et instables. Leur somme change au fur et à mesure des accidents que subit la série numérale : le cinq ne tient pas en place et bouscule le neuf voisin qui se trouve inversé en six, à moins qu’un pan de la ligne ne s’effondre sur celle du dessous. Il se peut aussi que le résultat se fasse insupportablement attendre et que les chiffres ne se mettent littéralement à trépigner. Les corrections en chaîne loin de pallier la valse des chiffres, l’instaurent encore plus surement, en lieu et place de la rectitude arithmétique.<br />
•Les lignes scotchées sur le fond monochrome du tableau se croisent perpendiculairement et tracent un carré qui fait écho au format de la toile. Ce carré est néanmoins décentré et sa présence semble d’abord une incidence des quatre points d’intersections des lignes droites. À se prolonger jusqu’aux bords du tableau, elles suggèrent fortement un hors-champ, l’espace hors-limites de leur continuité. Le tableau se pose alors comme un territoire délimité, divisé en parcelles géométriques. Mais quelque chose rend utopique ce territoire ainsi composé, suffisamment en tout cas pour qu’il paraisse déplacé.</div>
<div class="advanced_wp_gutter " style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 20px;"><img style="border: none;" alt="" src="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/images/1x1-pixel.png" border="0" /></div>
<div class="advanced_wp_column " style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 290px;">Ces larges bandes peintes qui le traversent verticalement en font tanguer les limites carrées. Elles interfèrent sur la grille, et sur le rapport que la grille établit avec le fond d’une manière bizarre et un peu extravagante du fait de leur inclinaison, de leur défaut de parallélisme et de leur couleur. Pourtant, pas plus que les autres composantes de la toile, ces larges bandes ne pourraient être définies comme l’élément perturbateur. Après tout en effet, les lignes scotchées viennent après elles dans le processus de la peinture. Ces lignes agiraient alors comme un cadre à l’intérieur de la toile, un cadre qui ne désigne ou ne singularise pourtant rien, tant il laisse subsister trop d’éléments en marge, ou tant le fond monochrome déspécifie le pan encadré. À moins encore que l’altération de la couleur des lignes à leurs intersections avec les larges «zip» ne divertissent trop de l’intérieur même du carré.<br />
• La peinture de Geoffroy Gross tient à ces additions impossibles dont la somme se révèle mobile autant que les éléments additionnés. Les références éclectiques à l’histoire de l’art ne s’alignent pas ici en droite ligne, pas plus qu’elles ne se concurrencent. Elles se télescopent, se rétractent et se déplient solidairement. La toile semble donc le lieu d’un échantillonnage formel et chromatique, tendu vers une unité optique effervescente et intrépide.</div>
<div class="advanced_wp_column " style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 290px;"></div>
<div class="advanced_wp_column " style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 290px;"></div>
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<div class="advanced_wp_column " style="float: left; margin: 0px; padding: 0px; width: 290px;"><br/><br/>Judicael LAVRADOR &#8211; Paris &#8211; 2001</div>
<div style="clear: both;"><img style="border: none;" alt="" src="http://www.geoffroygross.fr/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/images/1x1-pixel.png" border="0" /></div>
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		<title>Eric Duyckaerts: à propos de Accrochage, 27 août 1998</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Mar 1998 10:35:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Geoffroy Gross et Olivier Lukaszczyk signent ensemble une installation intitulée “Accrochage, 27 août 1998“ : cette date est trompeuse, car seule une partie de l’installation peut avoir été faite en un seul jour. Il s’agit du tournage de la vidéo. Pour le reste (l’effectuation des tableaux, la construction de la salle adéquate, l’ajustement de la [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Geoffroy Gross et Olivier Lukaszczyk signent ensemble une installation intitulée “Accrochage, 27 août 1998“ : cette date est trompeuse, car seule une partie de l’installation peut avoir été faite en un seul jour. Il s’agit du tournage de la vidéo.<br />
Pour le reste (l’effectuation des tableaux, la construction de la salle adéquate, l’ajustement de la vidéo-projection) les choses ont dû prendre un peu plus de temps. L’intérêt d’un titre légèrement trompeur est de nous focaliser sur un des aspects de l’installation &#8211; la vidéo, qui en effet saute aux yeux dès qu’on entre dans leur petite salle. Cette salle, je l’appellerai “la boîte“ parce qu’elle est malicieuse. En nous focalisant sur le tournage de la vidéo, les auteurs font preuve de malice.<br />
Comment ça marche ? On entre dans la boîte en écartant un rideau. Sur la paroi du fond, une vidéo-projection. Les dimensions de la projection sont exactement celles de la paroi. Les personnages et les objets qui figurent dans la vidéo sont à l’échelle 1/1. Leur sol est notre sol, leur plafond, notre plafond. Tout semble concourir à créer l’illusion.Les deux compères (de la vidéo) sont en proies aux perplexités d’un accrochage de tableaux, ils font des essais, ils les étudient, ils changent d’avis, ils recommencent. La rhétorique est proche de celle du burlesque dans sa neutralité muette. Et les hésitations des accrocheurs sont comiques. Seulement voilà : on s’aperçoit assez vite de quelque chose qui cloche. L’écran que constitue la paroi du fond n’est pas tout à fait au point. Un vrai tableau y est accroché, évidemment de la même taille et au même endroit que celui que les deux rigolos de la vidéo accrochent. Idem sur le sol de la boîte : quelques tableaux sont posés, appuyés sur la paroi du fond, en presque parfaite homothétie avec ceux de la vidéo.“Presque parfaite“ : car il faut bien qu’un petit défaut nous ait fait comprendre la présence du réel sous le film posé de la projection.<br />
L’image serait donc ici épiphénomène, pellicule, film posés sur du réel ? L’esprit prend alors plaisir à explorer cette question en acte, à essayer de trouver des indices, à lutter contre les reprises en main par l’image vidéo, à chercher du “comment c’est fait ?“, puis à revenir à la drôlerie de ce qui a été tourné le 27 août 1998. Une fois comprise la procédure, ce tournage et cette projection apparaissent soudain beaucoup plus subtils que prévu. Par une sorte de choc en retour de la compréhension, on peut se dire que le coup avai été préparé de longue main.<br />
Les nouvelles images issues des nouvelles technologies font couler beaucoup d’encre et de salive : c’est qu’elles sont épatantes. D’où vient l’épate ? Du fait que le souci de vérisme de leurs créateurs arrive parfois à créer l’illusion.<br />
Les illusionnistes sont épatants. L’installation de Geoffroy Gross et Olivier Lukaszczyk, quant à elle, commence par nous épater pour nous conduire audelàdu principe de l’épate. Dans leur boîte à malices, il y a aussi tout l’art de la question bien formulée.</p>
<p>Éric DUYCKAERTS, Paris janvier 1999.<em></em></p>
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